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Droits de douane

Les droits de douane de Trump vont freiner l’ascension des pays émergents

7 avril 2025, 05:17

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Les droits de douane de Trump vont freiner l’ascension des pays émergents

En infligeant des taux différents selon les pays, l’offensive douanière du président américain fait des perdants et des gagnants. Les Etats qui tirent leur croissance des exportations, comme ceux d’Asie du Sud-Est, vont être lourdement impactés.

Après la consternation, le soulagement. Lorsque l’Inde a découvert, mercredi 2 avril, que les Etats-Unis allaient lui imposer des taxes douanières de 26 %, elle s’est rassurée en découvrant celles des autres : 49 % pour le Cambodge, 48 % pour le Laos, 46 % pour le Vietnam, et même 45 % pour la Birmanie, un pays en pleine guerre civile qui se remet à peine d’un tremblement de terre.

Loin de céder à la panique du reste de la planète, le ministère indien du commerce a donc publié un communiqué mesuré dans lequel il dit « étudier les opportunités qui pourraient découler de cette nouvelle évolution de la politique commerciale des Etats-Unis ». Même soulagement aux Philippines, où la secrétaire d’Etat au commerce, Cristina Aldeguer-Roque, s’est dite « raisonnablement optimiste », en accueillant la nouvelle d’une taxe à 17 % sur les exportations du pays, le deuxième taux le plus bas d’Asie, après Singapour (10 %). « Lorsque les acheteurs feront leurs calculs et constateront un tarif plus bas aux Philippines, ils commenceront à s’y intéresser et à acheter chez nous », s’est réjoui George Barcelon, président de la chambre de commerce et d’industrie des Philippines.

Le Kenya, qui s’est vu, de son côté, imposer un taux plancher de 10 %, a lui aussi évoqué des « opportunités », notamment un « avantage concurrentiel » par rapport aux autres pays exportateurs de textile frappés par des taux beaucoup plus élevés, à l’instar du Bangladesh (37 %) ou du Sri Lanka (44 %). Tout en reconnaissant l’existence de « défis », le secrétaire de cabinet pour le minstère kenyan du commerce, Lee Kinyanjui, en a conclu que son pays pouvait se saisir de ce nouveau contexte pour « s’imposer comme un acteur plus fort sur la scène internationale ».

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