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Musée intercontinental de l’esclavage: coup de pouce français pour son aménagement

23 août 2021, 13:00

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Musée intercontinental de l’esclavage: coup de pouce français pour son aménagement

À gauche, une aile blanche. Fraîchement rénovée. À droite, une aile qui porte les marques du temps qui passe. Elle abrite les locaux administratifs du musée intercontinental de l’esclavage. Ce matin, l’ex-hôpital militaire accueille les commémorations de la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition.

C’est l’occasion de se pencher sur l’état d’avancement du (long) processus de mise en place de ce musée. D’abord des dates clés. Cela fait plus d’un an et demi depuis la création de l’Intercontinental Slavery Museum (ISM) Ltd, en janvier 2020. La première phase du projet a été officiellement lancée – en même temps que la consultation publique – le 20 octobre 2020. Ce qui fera aussi bientôt un an.

Jean Maxy Simonet, président du board de ISM Ltd, explique que situation sanitaire oblige, c’est une commémoration symbolique qui est prévue ce matin. En attendant l’inauguration en octobre, de l’aile rénovée de l’ex-hôpital militaire. «On a tout fait pour retrouver l’état d’origine de ce bâtiment en corail.» Une exposition temporaire sur l’histoire de l’ex-hôpital militaire est aussi programmée. «Nous allons alors annoncer notre plan d’action pour l’avenir, notamment l’aménagement du musée.»

La «bonne nouvelle, c’est que la France a accepté de nous aider», affirme le responsable. On se souvient que le 1er juillet dernier, l’ambassadrice de France, Florence Caussé-Tissier avait visité le site du futur musée intercontinental de l’esclavage. «À la demande des autorités mauriciennes, la France travaille à la deuxième phase du projet en vue d’apporter l’expertise muséographique et accompagner le plus important projet muséal actuellement sur l’île», avait indiqué la partie française.

En entrant dans la cour de l'ex-hôpital militaire, l'aile rénovée pour abriter le musée intercontinental de l'esclavage

Jean Maxy Simonet ajoute qu’il y par la suite eu communication par visioconférence avec le ministère de la Culture français. «Nous avons expliqué nos besoins et soumis un dossier. Les experts français viendront en octobre, à l’ouverture des frontières». Il en dira plus à l’issue de la cérémonie de ce matin. Après les discours de circonstances, une procession marchera vers le port pour y «jeter des fleurs en mémoire des esclaves».

Le Japan aussi souhaite aider le musée

<p>Mercredi dernier, 18 août, Jean Maxy Simonet et deux autres représentants de l&rsquo;Intercontinental Slavery Museum ont été reçu par l&#39;ambassadeur du Japon Kawaguchi Shuichiro. Ils ont été invités pour discuter de la mise en place du projet de musée. À cette occasion, l&#39;ambassadeur du Japon a indiqué qu&#39;il souhaite soutenir le projet surtout dans le domaine des technologies immersives. Avant d&#39;affirmer son intention de visiter l&#39;ex-hôpital militaire bientôt .</p>

<p><em><strong>&laquo;La portée symbolique du 23 août&raquo;</strong></em></p>

<p>L&rsquo;Unesco a choisi la date du 23 août pour marquer la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition. C&rsquo;est en mémoire de la révolte des esclaves à Haïti, qui commence dans la nuit du 22 au 23 août 1791.</p>

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	<figure class="image" style="display:inline-block"><img alt="" height="330" src="/sites/lexpress/files/images/gallery/lexp_-_2021-08-23t163904.055.jpg" width="620" />
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	</figure>
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<p>Le pays s&rsquo;appelle alors Saint-Domingue (il est aujourd&rsquo;hui partagé entre Haïti et la République dominicaine). Cette révolte voit l&rsquo;émergence d&rsquo;un meneur : Toussaint Louverture.</p>

<p>Deux des temps forts de cette révolte : le 29 août 1793, la fin de l&rsquo;esclavage est proclamée quelques mois avant son abolition officielle par la Convention, le 16 pluviôse an II (4 février 1794).</p>

<p>Ensuite, les insurgés parviendront à vaincre l&rsquo;armée envoyée par Napoléon Bonaparte. Il envoie une armée dirigée par son beaufrère, le général Leclerc, et annule l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage, le 20 mai 1802. L&rsquo;expédition est un désastre. Les Français s&rsquo;emparent de Toussaint Louverture, qui meurt en prison au fort de Joux en 1803.</p>

<p>Les Français sont définitivement vaincus fin 1803. Pour l&rsquo;Unesco, cette journée internationale vise à &laquo;<em>inscrire la tragédie de la traite dans la mémoire de tous les peuples&raquo;.</em></p>

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