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Jean Michel Buckland: «Un crime envers un enfant est grave aux yeux des autres détenus»

16 décembre 2019, 14:00

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Jean Michel Buckland: «Un crime envers un enfant est grave aux yeux des autres détenus»

Dans les centres de détention, il n’est pas rare que des détenus règlent leur compte en usant de violence. Mais il arrive aussi que des prisonniers condamnés pour avoir commis un acte cruel envers un enfant soient traités de manière haîneuse par les autres détenus.

Les crimes commis envers un enfant sont-ils considérés graves aux yeux des détenus ?
Oui. Tout comme un délit commis envers les handicapés et les personnes âgées, un crime envers un enfant est considéré grave par les autres détenus.

Comment les autres détenus se comportent-ils envers le prisonnier ayant commis un tel délit ?
Cela arrive qu’il y ait des dérapages de temps à autre. Ils se battent avec le prisonnier en question ou s’acharnent contre lui. Ses codétenus le mettent à l’écart, pour lui faire payer quelque chose qu’ils jugent impardonnable. Mais on n’est pas arrivé au stade d’ôter la vie à l’agresseur d’un enfant, comme c’est le cas dans certains pays.

Les surveillants interviennent-ils pour que le détenu en question soit mis à l’écart des autres prisonniers ?
Évidemment. Les surveillants sont supposés protéger tous les détenus, sans exception. L’une des missions essentielles de l’administration pénitentiaire est de veiller à la sécurité des personnes qui lui ont été confiées par la société, peu importe l’acte qu’elles ont commis.

Connaissez-vous beaucoup de cas où un prisonnier a été malmené en prison, en raison de son crime envers un enfant ?
Non, pas beaucoup. Les surveillants font du bon travail et je pourrais dire que le commissaire des prisons, Vinod Appadoo, gère la situation comme il le faut. Le maintien de l’ordre et de la discipline se fait de manière correcte et, en général, tout est sous contrôle dans les prisons, à Maurice. Les agressions graves sont beaucoup plus rares. Dans ce genre de cas, des sanctions tombent et les fauteurs de troubles sont transférés dans un autre centre pénitentiaire.

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