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Le pétrole poursuit son rebond et signe une nette hausse
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Le pétrole poursuit son rebond et signe une nette hausse
Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse lundi à New York, poursuivant leur rebond grâce à des mouvements spéculatifs qui ont éclipsé temporairement la question d'une offre trop abondante.
Le prix du baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, a pris 1,03 dollar à 47,07 dollars sur le contrat pour livraison en août au New York Mercantile Exchange (Nymex).
Les échanges ont toutefois été limités lundi par l'absence d'une partie des investisseurs américains à la veille d'un jour férié aux Etats-Unis mardi pour célébrer l'indépendance du pays.
«Les marchés pétroliers poursuivent leur rétablissement après les bas niveaux atteints le 21 juin», a commenté Tim Evans de Citi dans une note.
Le baril était alors tombé à 42,05 dollars en cours d'échanges new-yorkais, un niveau jamais vu en dix mois. Depuis le baril a repris presque 12% de sa valeur.
La hausse de lundi «tourne le dos aux éléments concrets du marché. Ce ne sont que des prises de positions, des liquidations de paris à la baisse. Appelez ça comme vous voulez mais c'est un phénomène spéculatif», a commenté Bob Yawger de Mizuho Securities USA.
Selon Tim Evans, le marché montre en effet «une tolérance croissante aux informations indiquant que la production de l'Opep repart à la hausse».
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d'autres producteurs se sont engagés à limiter leurs extractions jusqu'en mars 2018 afin de faire remonter les prix.
«Même si les pays liés par cet accord le respectent à 92%, la production du Nigeria et de la Libye, tous deux exemptés de limitation, croît considérablement», a-t-on relevé chez Commerzbank.
«La production libyenne a semble-t-il atteint ces jours-ci un million de barils par jour pour la première fois en quatre ans», a souligné Tim Evans.
La production de ce pays en proie à une guerre civile était tombée au troisième trimestre 2016 à 309.000 barils par jour, selon des sources secondaires citées dans un rapport de l'Opep.
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