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Biscuits de Hanoomanjee: «Les chauffeurs m’ont informé que c’est la maison de la Speaker», dit Patrick Lim
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Biscuits de Hanoomanjee: «Les chauffeurs m’ont informé que c’est la maison de la Speaker», dit Patrick Lim
Depuis deux semaines, la compagnie Esko et ses biscuits sont au cœur d’une polémique. Comment réagissez-vous face à cela ?
C’est de la publicité gratuite pour Esko, compagnie certifiée Haccp et Iso et présente sur le marché depuis 45 ans… Est-ce que cela nous cause préjudice ? Non. Les biscuits n’ont empoisonné personne. Je félicite le Salesman qui vend ce produit. Je suis sûr que si j’avais pris le même produit pour le vendre, je n’aurais pas eu la même faveur.
Est-ce que les biscuits de Sheila Hanoomanjee ont eu une incidence sur la vente de vos produits ? Les gens que je côtoie me suggèrent de changer le nom de mes biscuits et de les appeler «biscuits Hanoomanjee». Ils sont nombreux à me demander ce qui se passe avec mes biscuits. Les gens qui ne connaissaient pas la marque Esko la connaissent à présent.
Connaissez-vous Sheila Hanoomanjee ?
On ne la connaît pas. Elle nous a envoyé un e-mail.
Comment s’est passé le «deal» avec la directrice de Rum and Sugar ?
Comme je le disais, nous avons négocié par e-mail. Les e-mails étaient signés Sheila Hanoomanjee. On n’a même pas fait le lien avec la Speaker. Nous produisons un biscuit de qualité, que nous exportons vers l’Afrique. Je vends mes produits à de grandes surfaces ou encore à des colporteurs et je ne leur impose pas le prix de vente.
Quand avez-vous fait le lien entre Sheila Hanoomanjee et la Speaker ?
Lors de la livraison des biscuits à Flic-en-Flac… Les chauffeurs m’ont informé que c’est la maison de la Speaker.
Quelle a été votre réaction ?
Si mon fils, qui habite la même cour que moi, se lance dans un business, cela ne veut pas dire qu’il n’en a pas le droit pour la simple raison que je représente l’État. Je ne peux pas avoir ce genre de préjugé. Je n’étais pas au courant où elle (NdlR: Sheila Hanoomanjee) vendait ses produits. Je l’ai appris bien après. Car on ne demande pas aux clients où ils vendront les produits ou encore ce qu’ils vont faire avec.
Est-ce un contrat d’exclusivité que vous avez avec Sheila Hanoomanjee ? Quel contrat exclusif ?
Si demain vous voulez négocier pour que je vous fournisse des biscuits à placer, je vous les donnerai. Cela s’applique à n’importe qui. C’est notre recette de biscuits. Vous passez votre commande et je vous le donne. Toutefois, il faut savoir que les prix varient selon les emballages choisis. Le moulage, quant à lui, est imprimé Esko. C’est la raison pour laquelle les gens ont su pour les biscuits de Sheila Hanoomanjee. Si cette dernière pouvait investir dans un moulage Rum and Sugar, elle l’aurait fait. Mais cela coûte une fortune.
Avait-elle des exigences par rapport aux biscuits ?
Non. Elle ne m’a parlé que de la qualité, du type de biscuits qu’elle voulait, du grammage et de l’emballage.
Quel est le nombre de biscuits que vous devez fournir à Sheila Hanoomanjee ?
Ce sont des informations que je ne peux divulguer. Je lui livre la commande comme elle me l’a demandé lors du deal. Il faut demander à la Mauritius Duty Free Paradise (MDFP).
Comment livrez-vous ces biscuits ?
On les livre dans des emballages en plastique transparent.
Vous ne les livrez pas dans le coffret qu’on voit sur les étagères de la MDFP ?
Non. Ce coffret n’est pas le nôtre.
Sheila Hanoomanjee vous a-t-elle contacté de nouveau pour d’autres produits ?
Je ne peux pas vous en dire plus. C’est un deal entre fournisseur et client. Ça n’a rien à voir avec la politique. Je n’étais pas au courant que c’était vendu à la MDFP. C’est l’un de mes frères qui a découvert ces biscuits dans la boutique hors-taxes de l’aéroport en décembre. Il nous a informés de la situation. Mon autre frère, Éric, qui voyageait en janvier, dit avoir acheté par curiosité une boîte à 17 euros, avec «léker fermal».
Vos biscuits coûtent 17 euros. Cela ne vous choque-t-il pas ?
Oui, cela me choque. Mais c’est comme quand un consommateur achète une bouteille d’eau moins cher dans une grande surface que dans un restaurant. D’ailleurs, il y a des produits qui se vendent plus cher, telles les bouteilles de boissons alcoolisées locales. Vous avez une perception que les produits ne sont pas chers au Duty Free. Je ne vais pas soulever un tollé. Vous voulez acheter, vous achetez. C’est votre choix.
Cela ne vous donne pas des idées commerciales pour donner de la valeur ajoutée à vos produits ?
À chacun sa stratégie. Chacun fait du business à sa manière.
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