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La CWA lorgne les nappes phréatiques du privé
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La CWA lorgne les nappes phréatiques du privé
«La situation est toujours sous contrôle. Cela ne peut être pire que ce que le pays a connu en 2011.» À l’hôtel du gouvernement, l’on se veut rassurant quant au niveau d’eau en baisse dans les réservoirs. Mais quelles mesures envisage-t-on s’il ne pleut pas ?
D’une part, les coupures deviennent de plus en plus drastiques dans plusieurs régions du pays. Et la Central Water Authority (CWA) devrait serrer la vis davantage si les pluies ne viennent pas bientôt. Cette instance s’intéresse déjà aux nappes phréatiques appartenant aux compagnies privées.
«En général, nous puisons l’eau des rivières. Mais cela ne sera pas possible si celles-ci sont asséchées», explique-t-on dans les milieux concernés. Et d’ajouter que l’option envisagée est donc de puiser l’eau des nappes phréatiques.
Au total, le pays compte autour de 300 nappes phréatiques. La moitié, soit les plus grosses, est déjà utilisée par la CWA. Les autres, «plus petites», sont la propriété de firmes privées, étant donné qu’elles se trouvent sur leurs terres. «La loi autorise la CWA à réquisitionner ces nappes phréatiques en cas de situation urgente», fait-on ressortir.
Parmi ces nappes phréatiques, l’on compte celle de la Compagnie mauricienne de textile, le Valetta Dam appartenant au groupe ENL ou encore des nappes phréatiques sur les terres de Médine. Il nous revient que plusieurs hôtels détiennent également des nappes phréatiques, dont l’eau est utilisée sur les parcours de golf et l’irrigation, entre autres. «Ces nappes phréatiques sont moins importantes que celles utilisées par la CWA mais elles aideront quand même à soulager la distribution d’eau. S’il ne pleut pas jusqu’à février, cette option sera choisie», avance-t-on.
«...encore loin d’une sécheresse extrême.»
Mais, rassure-t-on encore dans les milieux concernés, l’on n’en est pas encore à une situation de sécheresse extrême. «Les coupures seront plus sévères s’il ne pleut pas. C’est normal. Les Mauriciens doivent comprendre qu’il faut bien gérer l’eau.» Pour l’heure, les réservoirs affichent un taux de remplissage d’environ 50 % alors qu’en 2010- 2011, il était de 25 %.
Arrêt total de l'irrigation ?
<p>L’Irrigation Authority (IA) se prépare, s’il n’y a pas de pluie dans les jours à venir, à réduire la fourniture d’eau dans les plantations de légumes et de canne à sucre. <em>«Nous avons encore réduit la dose pour les nouvelles plantations de canne et pour les légumes elle était déjà réduite de moitié. Nous allons revoir la situation dans deux semaines et s’il n’y a pas de pluie, il nous faudra cesser d’irriguer les plantations»</em>, explique une source. L’IA s’est réunie vendredi pour une nouvelle évaluation de la situation. <em>«La station météorologique a prévu de la pluie aux alentours du 15 janvier et nous suivons la situation de près»</em>, ajoute-t-elle. La quantité d’eau fournie aux nouvelles plantations de canne à sucre était de 25 millimètres par cycle de dix jours. À présent, elle est d’environ 12 millimètres par cycle. Pour la canne déjà récoltée, la plantation n’est pas arrosée.</p>
<p>Pour les légumes, la quantité d’eau fournie est déjà de 12 millimètres par cycle. Si les planteurs de légumes envisagent déjà une pénurie sur le marché à partir du mois prochain, les planteurs de canne prévoient également une mauvaise récolte. <em>«Les autorités ont de nouveau réduit la quantité d’eau destinée à l’irrigation. Une majorité de planteurs n’ont même pas fertilisé leurs plantations de canne pour la prochaine récolte. La coupe pour 2017 risque d’être fort compromise»</em>, se lamente Hassen Auleear, planteur de canne à sucre. Selon ce dernier, avec le problème de la sécheresse, les autorités auraient dû prévoir un plan d’avance.</p>
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