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Italie - Ventura: «faire grandir notre petit patrimoine» face à l'Allemagne
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Italie - Ventura: «faire grandir notre petit patrimoine» face à l'Allemagne
Le sélectionneur de l'Italie Giampiero Ventura a assuré lundi qu'il n'avait «pas peur de prendre une raclée» mardi, lors d'un match amical contre l'Allemagne à Milan (nord), et a insisté sur la nécessité de «faire grandir le petit patrimoine» que représente la jeune génération italienne.
Vous avez déclaré regretter de ne pas affronter un autre adversaire que l'Allemagne...
«Cela aurait peut-être été mieux d'avoir un adversaire moins difficile pour pouvoir tester quelques solutions. Italie-Allemagne, c'est une belle affiche que l'on ne peut pas prendre à la légère. Ce sont les champions du monde. Le résultat comptera, je le sais très bien. Mais il y aura d'autres éléments à analyser à la fin de ce match.»
Lesquels ?
«C'est un match amical de grand prestige mais c'est un amical. Le résultat est important, toujours en Italie, mais ce qui l'est encore plus, c'est ce que nous dira la partie, la lecture des situations, la personnalité technique de l'équipe, surtout face à l'équipe la mieux organisée du monde. Notre avenir, ce n'est pas ce match. Il nous donne simplement la possibilité d'ouvrir une fenêtre sur l'avenir, ça n'est pas la même chose.»
Faut-il s'attendre à beaucoup de changements par rapport au match de samedi contre le Liechtenstein (4-0) ?
«Je n'ai pas peur de prendre une raclée, mais contre l'Allemagne, qui est l'équipe la mieux organisée du monde, il n'est pas opportun de faire des expériences. Le problème n'est pas de gagner ou de ne pas gagner. C'est de faire grandir notre petit patrimoine. Il y aura quelques changements mais pas de bouleversement.»
Ce patrimoine, ce sont les jeunes ?
«Nous avons beaucoup de bons jeunes et c'est le bon chemin pour l'avenir. Il faut les gérer, les encadrer, les mettre dans les meilleures conditions possibles pour qu'ils soient des piliers de cette équipe. Ce capital jeune est ce que l'on a de plus important aujourd'hui en Italie. Les Allemands aussi ont des jeunes, mais qui sont le fruit de huit ans de programmation.»
Les joueurs veulent-ils prendre leur revanche du quart de finale perdu à l'Euro ?
«Il y a un esprit de revanche sûrement, oui, même si personne n'en a parlé. Je pense que c'est normal. Mais même ceux qui n'étaient pas à l'Euro ont une motivation évidente. On joue les champions du monde.»
Comment vivez-vous votre rôle de sélectionneur ?
«Je n'avais pas forcément en tête les difficultés liées au fait d'être de ce côté de la barrière. J'ai trouvé une grande disponibilité, de la part de tout le monde. Mais il y a une absence totale de temps. Et pour atteindre de grands objectifs, il faut mettre tous les éléments en place. Par exemple, pour ce match, j'aurais voulu avoir un ou deux jours en plus.
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