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Rita Venkatasawmy: «Il faut repousser l’âge de responsabilité criminelle»

12 octobre 2016, 09:08

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Rita Venkatasawmy: «Il faut repousser l’âge de responsabilité criminelle»

«L’âge de responsabilité criminelle des enfants doit être repoussé.» C’est ce qu’estime l’Ombudsperson pour les enfants, Rita Venkatasawmy, qui a présenté ce mercredi 12 octobre son rapport annuel à la presse. Dans ce document qu’elle a compilé depuis décembre dernier, date à laquelle elle a pris ses fonctions, elle fait un certain nombre de recommandations pour améliorer le sort des enfants, surtout ceux qui sont en conflit avec la loi et qui sont placés dans les Correctional Youth Centres (CYC) et Rehabilitation Youth Centres (RYC). 

D’ailleurs la situation des enfants qui sont en conflit avec la loi et conséquemment placés dans ces établissements occupe une grande partie du document. Rita Venkatasawmy fait ainsi remarquer qu’au lieu de choisir la répression, il faudrait recourir à la réhabilitation. «Un enfant a besoin, non pas de punition, mais d’encadrement familial et d’attachement.» Or les RYC et CYC ne sont pas encore en mesure de lui offrir cela. L’environnement physique lui-même n’est pas propice à la réhabilitation, dit-elle. 

Elle se dit ainsi en faveur d’unités thérapeutiques qui fonctionneraient «avec un nombre limité d’enfants, suivant le modèle des Probation Hostels de Vacoas». Elle met en lumière l’importance d’essayer de remonter à la cause des problèmes. 

Pour l’Ombudsperson pour les enfants, il est primordial de repousser l’âge de la responsabilité criminelle. C’est là un argument avancé, depuis 1996, par le Comité des experts des Nations unies, qui suit de près la situation des enfants à Maurice. Dans la foulée, Rita Venkatasawmy souhaite l’introduction d’un Juvenile Justice Bill, en remplacement du Juvenile Offenders Act, de manière à détecter et corriger les failles du système. 

Le rapport présenté aujourd’hui s’intéresse aussi à la situation à Agaléga et à Rodrigues. Rita Venkatasawmy, qui s’est rendue à Agalega en février note le «nombre effarant de chiens errants et de rats dans l’île». Mais c’est surtout le taux d’échec de 100 % au Certificate of Primary Education qui l’interpelle le plus. A Rodrigues, ce sont surtout les grossesses précoces qui inquiètent l’Ombudsperson.

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