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Examens avant l’internat- Aspirants médecins : «Après cinq ans d’études, on s’attend à être quelqu’un…»
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Examens avant l’internat- Aspirants médecins : «Après cinq ans d’études, on s’attend à être quelqu’un…»
La vie de ces étudiants en médecine est en suspens. Surtout depuis que le Medical Council Act a été amendé. Celui-ci fait provision d’un examen que tout candidat doit passer avant l’internat.
«Arrêtez de m’appeler. Consultez les journaux pour plus d’informations.» C’est en substance la réponse qu’ont obtenue plusieurs aspirants médecins auprès des autorités. Ce que veulent savoir ces jeunes qui aspirent à embrasser la carrière de leurs rêves : quand est-ce que le Pre Reg Exam (NdlR, examen avant l’internat) sera-t- il mené ? Car, d’ici là, leur vie est en suspens.
«Nous ne sommes pas d’accord de prendre part à ces examens, mais nous le ferons», clame ce groupe d’étudiants ayant complété leurs études fin 2015. Ils pensaient dans un premier temps ne pas être concernés par ces examens (NdlR, obligatoires depuis l’amendement au Medical Council Act en août), étant donné qu’ils sont enregistrés comme Pre-Reg Trainees auprès du Medical Council. Depuis, ils se sont faits à l’idée. Le hic : comment s’y préparer s’il n’y a ni date, ni syllabus ? D’autant plus que le ministère a fait comprendre que seuls 200 candidats sur 300 seront sélectionnés pour l’internat.
«Nous ne voulons pas échouer à ces examens, mais comment pouvons-nous réviser si nous ne savons pas quoi réviser ?» lance une ancienne étudiante de l’université de Maurice. Une ex-étudiante du SSR Medical College d’avouer, elle : «J’ouvre mon livre et je me mets à pleurer. Je ne peux arrêter.»
De son côté, une jeune femme qui a fait ses études dans une université bordelaise confie prendre «constamment des somnifères. Je ne dors plus, je ne mange plus. Après cinq ans de dur labeur, on s’attend à être quelqu’un». D’autres encore sont méfiants. Se demandant, entre autres, si ce sont «leurs compétences et non leurs noms et appartenance qui décideront de leur sort».
Des petits boulots
Avec toute cette confusion, certains hésitent à travailler. Bien que beaucoup d’entre eux aient reçu des propositions pour travailler dans des laboratoires, ils s’y refusent. Ils ne veulent pas signer de contrat ou s’engager car ils ignorent quand ils pourront passer l’examen. Du coup, ils acceptent des petits boulots, tels que secrétaires ou livreurs, qui ne suffisent ni financièrement ni psychologiquement à apaiser leurs misères.
À un aspirant médecin dont le père, le seul salarié de la famille, est planteur, on a toujours appris que le dur labeur était la seule chose qui le sortirait de la misère. Aujourd’hui, celui qui voulait aider ses parents doit encore une fois compter sur eux financièrement. Il avait d’ailleurs pris de l’emploi dans un supermarché. Mais il a dû arrêter pour se concentrer sur les examens d’internat. Ces étudiants sont prêts à tout pour obtenir ce pour quoi ils ont tellement travaillé. «Nous ne voulons pas être chômeurs. Nous avons trop travaillé pour cela ! Le seul certificat valable que nous avons, c’est celui de la HSC…»
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