Publicité

Séjour illégal: Me Yatin Varma à la rescousse des étudiants bangladais

19 juillet 2016, 05:12

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Séjour illégal: Me Yatin Varma à la rescousse des étudiants bangladais

 

Les 15 Bangladais arrêtés par la police pour séjour illégal, lundi dernier, devraient comparaître à nouveau en cour de Port-Louis, mardi 19 juillet. Comme le veut la procédure, c'est sept jours après leur arrestation qu'ils  seront une nouvelle fois traduits devant le magistrat.

Sept d’entre eux, qui ont débarqué à Maurice pour suivre des cours au sein d’un centre de formation quatre-bornais, seront représentés par Me Yatin Varma. L’homme de loi que l’express a interrogé, lundi, confie que c’est un de ses «contacts» au Bangladesh qui l’a sollicité pour prendre en main cette affaire. Il était prévu, hier soir, que Me Yatin Varma rencontre ses clients au centre de détention de Le Chaland, où ceux-ci sont incarcérés.

Comme rapporté dans l’édition de l’express-samedi du 16 juillet, ces 15 étudiants dont le visa provisoire a expiré au bout de trois mois, ont, dans leur déposition à la police, expliqué que l’école où ils étaient admis ne leur a dispensé que quatre jours de cours l’année dernière. Deux de ces 15 Bangladais, Arifur Chowdhury, 29 ans, et Raju Reza Ul Karim, 21 ans, qui ont débarqué à Maurice en août et en octobre 2015 respectivement, ont également confié à l’express, vendredi, que «même si on se rendait à l’école tous les jours, on ne nous dispensait pas de cours. Nous attendions des heures avant qu’on nous demande de rentrer. Ça a duré des jours, puis des mois. Entre-temps, nous avions besoin d’argent pour survivre et payer le loyer».

Ce que réfute la direction du centre de formation. À l’express hier, celle-ci insiste que ces étudiants auraient signé des notes d’avertissement «comme le veut le règlement de l’école lorsqu’ils ne viennent pas  en classe». Arguant que ces derniers «s’absentaient» car ils n’avaient pas de laissez-passer les autorisant à voyager par autobus. Cela en raison  du non-renouvellement de leur visa.

«Ni les étudiants ni l’école ne sont fautifs car nous avons remis tous les documents nécessaires de ces sept étudiants au Passport and Immigration Office (PIO). D’ailleurs, leur séjour ne peut être illégal car leurs dossiers sont en train d’être traités là-bas», fait valoir la direction du centre de formation.

Elle poursuit que le centre a écrit en deux fois au PIO pour s’en enquérir de la situation. Une fois, le 19 avril et une seconde fois le 6 mai. La direction défend dans la foulée son établissement qui, dit-elle, reçoit des rapports favorables des inspecteurs, outre d’enregistrer un taux de réussite de 86 %. Avant de balayer d’un revers de la main toute allégation de «trafic humain».

Pour sa part, la police ne bouge pas d’un iota de l'opinion qu'elle s'est faite. Le PIO tout comme le Central Criminal Investigation Department qui s’est saisi de l’affaire, croyait au départ avoir affaire à des étudiants clandestins. Mais, au fil de l’enquête, c’est la piste de «trafic humain» qui est privilégiée. Un trafic touchant des étrangers qui ont déboursé plus  de Rs 200 000 pour venir étudier ici.

 

 

Publicité