Publicité
Bancoult à SAJ : «Nous n’avons pas renoncé à notre passeport mauricien»
Par
Partager cet article
Bancoult à SAJ : «Nous n’avons pas renoncé à notre passeport mauricien»
Aucun Chagossien n’a renoncé à son passeport mauricien. On n’est pas non plus anti-Mauricien. C’est ce qu’a laissé entendre Olivier Bancoult à sir Anerood Jugnauth, le vendredi 15 juillet. Le leader du Groupe réfugiés Chagos (GRC) et le Premier ministre, qui se sont rencontrés pendant 45 minutes, ont évoqué la stratégie de Maurice pour le retour des Chagossiens sur l’archipel et la bataille légale pour reconnaître la souveraineté du pays.
Olivier Bancoult dévoilera la teneur des discussions avec les membres du GRC samedi prochain au cours d’une réunion. Interrogé par l’express à l’issue de cette rencontre, il déclare qu’il sera toujours aux côtés du Premier ministre lorsqu’il s’agit de faire justice aux Chagossiens, c’est-à-dire obtenir le droit de retour.
Dans la foulée, il soutient qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre lui et Fernand Mandarin, leader du Comité social des Chagossiens. «L’un aime prendre des actions et l’autre aime beaucoup parler. À part cela, nous sommes tous les deux des Chagossiens à part entière qui ont connu la douleur de l’excision.»
Quid de la proposition faite par Paul Bérenger de prendre un bateau pour se rendre aux Chagos ? Olivier Bancoult répond qu’aucun Chagossien ne refusera de retourner sur son île natale. Cependant, dit-il, si une telle éventualité doit se présenter, il faudrait bien la préparer pour qu’elle soit médiatisée.
Le comité parlementaire maintient la pression
Vendredi toujours, le comité parlementaire sur les Chagos, qui comprend le leader de l’opposition, s’est réuni. Dans un communiqué émis par la suite, le bureau du Premier ministre souligne que le comité a estimé que le gouvernement doit aller de l’avant en présentant son dossier devant les Nations unies.
Le comité a aussi trouvé que tous les Mauriciens, y compris les Chagossiens, sont unanimes pour faire pression en vue du retour à l’archipel. Il a insisté sur le fait que Maurice a sa souveraineté sur les Chagos et qu’il ne reconnaît pas le British Indian Ocean Territory. «Et le Premier ministre et M. Bancoult ont réitéré le fait que la question de la souveraineté et celle du retour sont indissociables», est-il conclu dans le communiqué.
Publicité
Publicité
Les plus récents