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Examens: Savoir apprivoiser son stress

28 juin 2016, 08:24

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Examens: Savoir apprivoiser son stress

 

Alors que les élèves entament la dernière ligne droite menant aux examens du deuxième trimestre, nombreux sont-ils à présenter des signes de stress intense. Dépassés, ils ne peuvent presque plus supporter la pression. La solution serait de leur apprendre à gérer leur stress. Mais qu’est-ce que le stress en réalité?

Comme l’explique le psychologue clinicien Laurent Baucheron de Boissoudy, le stress est une perturbation biologique et psychique, «la conséquence d’un environnement hostile, dangereux ou inquiétant. C’est la mobilisation du cerveau et de tout l’organisme pour faire face à un danger».

Durant les examens, cette angoisse se manifeste à cause du «manque de confiance en soi. L’élève qui n’est pas sûr de lui, de ses acquis, de son travail, a peur de réaliser une mauvaise performance. Donc il ressent du stress».

Il est important de savoir qu’il existe deux genres de stress, le «bon» et le «mauvais» et qu’il serait anormal de ne pas stresser. Le «bon» stress est positif car, découlant d’une envie de réussir. C’est un stress à dose raisonnable, qui permet à l’élève de se surpasser. «En l’absence d’une certaine tension, les élèves n’auraient pas de raison de faire des efforts, de travailler, de réviser», indique Laurent Baucheron de Boissoudy.

D’autre part, un stress excessif, qui est forcément «mauvais», peut, lui, amener l’élève, qui prend part aux examens, à perdre tous ses moyens durant l’épreuve et être paralysé par cette notion de doute et de «danger». Il peut être évité si l’élève apprend à mieux gérer son stress.

Voici quelques méthodes pour maîtriser son angoisse. Une alimentation saine et équilibrée est primordiale. Il convient donc d’encourager l’élève, qui prend part aux examens, à préférer des aliments riches en vitamines, soit les fruits et légumes, de même que ceux qui contiennent du magnésium, notamment le pain complet, les céréales, le chocolat noir, les amandes et noisettes, entre autres. Le psychologue recommande aussi de consommer des repas «faits maison en évitant les fast-foods et junk-food».

Outre l’alimentation, les activités physiques, à l’instar de la marche, du vélo, de la natation, permettront au jeune de canaliser son énergie durant la période d’examens. En pratiquant un sport, l’endorphine, une hormone qui procure un sentiment de bien-être, est libérée. Elle aide à évacuer les excès de tensions et de ce fait, l’élève se sentira plus détendu.

D’autre part, la fatigue, à la suite de nuits blanches accumulées par les révisions, est un facteur qui peut produire et accélérer le «mauvais» stress. Veillez à ce que l’élève ait un sommeil de qualité et qu’il dorme suffisamment afin qu’il puisse mieux gérer son stress lors des épreuves scolaires.

Positiver est, par ailleurs, un des meilleurs moyens de bien contrôler son stress. Il suffit d’apprendre à l’enfant qui grandit à être optimiste mais également à dédramatiser toute situation en l’incitant à faire de son mieux, sans trop se mettre la pression. En restant positif, il apprendra aussi à ne pas se laisser submerger par ses émotions. Ce qui soulagera tout excès de stress négatif.

Privilégier des moments de détente est aussi essentiel pour que l’élève combatte le stress. Il doit prévoir du temps pour faire ce qu’il aime afin d’oublier ses angoisses. Écouter une musique relaxante, lire un livre ou encore rire, sont des moyens simples qui pourront lui faire lâcher prise.

La respiration ventrale, fait ressortir Laurent Baucheron de Boissoudy, est une autre astuce tout aussi efficace pour dissiper une crise de stress. Le jeune peut la pratiquer en se mettant, d’abord, à l’aise et en inspirant ensuite profondément par le nez, tout en gonflant le ventre et en expirant lentement par la bouche.

Si ces moyens peuvent aider l’élève qui souffre de «mauvais» stress à l’apprivoiser, le psychologue souligne néanmoins l’importance de consulter rapidement un spécialiste quand «l’élève connaît des troubles du sommeil, de l’alimentation, de la digestion, et qu’il devient tellement perturbé qu’il ne gère plus ni son mental ni ses émotions.»

 

 

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