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Carrément méchant, jamais contempt…
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Carrément méchant, jamais contempt…
«Le pas qui sépare la civilisation de la barbarie est plus court que nous aimerions l’imaginer.» The Guardian, vendredi, commente l’assassinat de la députée Jo Cox. Il ne croit pas si bien dire, vu la tournure que prend l’Euro 2016 ! Quand on voit le bazar que c’est en France, avec les bagarres entre supporters, les blessés, les villes saccagées, les immondices, on se dit qu’il vaut mieux accueillir des réfugiés que des fans de foot. L’Euro incarne la division au sein de l’Europe : Belges, Français, Albanais (en voie d’adhésion à l’Union européenne), Anglais, Gallois, Nord-irlandais (eux en voix de Brexit) se bastonnent allègrement, sans compter les Russes, qui ne sont pas Européens, mais ne donnent pas leur part aux chiens… et c’est pas fini !
Entre les fan-zones et la jungle de Calais, on se demande ce qui est le mieux. En plus, les supporters de football ont un chez-eux où retourner (c’est peut-être pour cela qu’ils se permettent de semer la zizanie), pas les réfugiés. Ou s’ils en avaient un, entre-temps, il a dû disparaître sous les bombes.
Ce n’est pas pour autant qu’on doit mettre tous les supporters de foot dehors. Même si la punition collective est très en vogue en ce moment. Un taré descend 50 personnes dans une boîte de nuit à Orlando, et c’est tous les musulmans qu’un autre fou veut interdire d’accès aux USA. Deux enragés tirent dans le centre de Tel Aviv, et c’est tous les Palestiniens qu’un autre extrémiste punit en bloquant leur accès à Israël.
On vous parle de «dehors» parce qu’ici, il n’y a rien à commenter. Il ne se passe rien. Même les procès pour corruption ne se passent pas. Prenez l’affaire Boskalis. Pas de son, pas d’image, pas de connexion, pas d’audition. Rien. C’est quand même fou que le procès où il y a eu un cas avéré de corruption, dans lequel un conseiller du bureau du Premier ministre est poursuivi pour entente délictueuse, ne puisse pas se faire. Pour Prakash Maunthrooa (de bons amis), on va rebaptiser l’affaire «boss qui lisse» !
Pourtant, avec les pirates somaliens, ça a super bien marché la technologie. C’était une première, en 2014. Un officier américain avait témoigné par visioconférence de Floride. Tout était au point. C’est quand même bête que ça n’ait plus fonctionné par la suite. Mais ça, c’est la faute à Rotterdam. Tous des fumeurs de gandia là-bas. Voilà la preuve qu’il ne faut pas dépénaliser.
Il fait quand même meilleur être député mauricien que Somalien. Acquittés, les pirates doivent rester en prison en attendant leur jugement en appel. Acquitté, le député est redevenu ministre en attendant l’appel au Privy Council. Mais attention, on ne voudrait pas faire de «contempt of Court», c’est juste qu’on est un peu simple d’esprit, on ne sait plus trop en ce moment ce qui relève de l’outrage d’une institution ou de la liberté d’expression. On est très lunatique, un coup contempt, un coup pas contempt…
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