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Collé, le petit !

15 juin 2016, 05:05

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Et même décalé, dans les charts de notre politicaille locale. Il se croyait libéré et délivré de tout lien avec une certaine maison de santé. Il aurait même crié victoire. Mais, ô désenchantement, ne voilà-t-il pas que cette patate chaude lui revient dans la poire, comme un boomerang. Avec des boums et des bangs, qui agitent son coeur… pour paraphraser Gainsbourg. Ah, notre fameuse indépendance judiciaire…

Alors, adieu poste de Preum’s ? Adieu les privilèges et autres per diem sonnants et trébuchants ? Que nenni ! Rien n’est encore joué. La blonde, mais néanmoins perfide Albion va, peut-être, être appelée à se triturer les méninges sur ce cas d’école. Les Saigneurs de la loi  (Seigneurs de la «No» ?) vont être appelés à cogiter dur. Ça risque de saigner ! Et pas nécessairement là où on l’attend. Mais ne mettons pas la berline de fonction avant les  motards. Et ne vendons pas la peau du cerf, avant qu’une balle (de calibre 12 ou 16) ne l’ait abattu. Car notre Cohors supremus doit statuer sur le bien-fondé, ou pas, de porter l’affaire chez les Grands-Bretons.

Revenons à notre petit prince. On dit qu’il prie Saint Expédit pour qu’il interfère dans cette fichue affaire qui s’éternise : «Saint Expédit, apôtre des causes difficiles, je te prie de prendre en charge la solution de mon problème.» Et de faire fissa !

Car collé, il l’est, le charmant rejeton d’une dynastie dont le blason se porte de soleil et d’orange. Lui qui croyait décoller avec le blanc-seing délivré par nos nobles sieurs de justice à nous. Le revoilà revenu à la case départ. Il n’est pas encore en situation d’échec mais il risque de se retrouver avec son roi coincé de tous côtés. Et faire face à un blocage. Alors, que faire ?

Pour le moment, rien. À part compter les sous et préparer la Grande argenterie en vue de l’oral qu’il est appelé à délivrer. En regardant la Nation dans le blanc des yeux. Ses amis ne savent plus à quel saint se vouer (Saint Expédit étant déjà pris). Ses adversaires, impatients, sont comme des chats devant une petite souris. Pour le moment, ils rongent leur frein, à défaut de pouvoir ronger le petit. C’est trop tôt pour cela. Car rien n’est joué. Le lion et le moustachu y vont de leurs plus beaux couplets sur les dangers d’aller vite en besogne, entre autres. Question précipitation, ils s’y connaissent !

Si tout ça est déjà contraignant pour le petit, imaginons ce que ça doit être pour la santé de son paternel. C’est à vous faire faire un «very bad trip, a very bad one!» La passation de collier pour la primature, si passation il y a, ne se fera pas dans des conditions optimales. Ça vous fout la sérénité, et la solennité, du moment en l’air, ces petites tracasseries politico-légales ! Et dire qu’il a une bonne bouille, le petit. Une tête d’enfant de choeur, à qui l’on donnerait tout, sans condition.

Dix-huit mois après avoir viré mam, en plébiscitant surtout la bande d’amis du petit, Lepep a semble-t-il perdu ses illusions. Remarquez, avec un magicien dans ses rangs, c’était fastoche pour cette équipe de faire des tours de passe-passe. Et berner ce bon Lepep admirable. Mais une fois le magicien prié d’aller voir ailleurs, surtout dans des affaires qui lui sont (un peu) étrangères, le voile magique s’est évaporé. Même le baisemain du vassal à son petit prince n’y a rien changé.

Air Lepep a pris du plomb dans l’aile. Des ailes coupées, pour le moment du moins. Il lui faut des stratèges dignes de ce nom pour qu’il puisse redécoller. En espérant par la même occasion que le petit ne se fasse pas coller, pour de bon !

 

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