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Réchauffement climatique: la mer monte deux fois plus vite à Maurice...

14 juin 2016, 16:45

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Réchauffement climatique: la mer monte deux fois plus vite à Maurice...

Maurice subit gravement les effets du réchauffement climatique. C’est ce qui découle d’un atelier de travail organisé par le ministère de l’Environnement la semaine dernière. Les côtes en particulier sont durement touchées. Il ressort que la situation pourrait empirer dans les années à venir.

L’atelier de travail qui avait pour but d’établir de nouvelles mesures face au réchauffement climatique a fait état de chiffres alarmants. À travers le monde, le niveau de la mer monte par 3,3 millimètres par an en moyenne alors qu’à Maurice, le chiffre est de… 6,6 millimètres.

À cause de cela, les effets liés à la hausse du niveau de la mer ont été plus rapides à Maurice. En une décennie, les côtes ont reculé de dix à vingt mètres. Les zones les plus affectées: La Preneuse, Mon-Choisy, Baie-du-Cap, Flic-en-Flac. Certains propriétaires de bungalow pieds dans l’eau doivent sérieusement songer à déménager, affirme une source du ministère de l’Environnement, car à certains endroits de la côte ouest, des murs ont déjà été emportés par les vagues et l’eau avance d’année en année.

Hausse de la température de la mer

Il faut ajouter à cela l’augmentation de la température de la mer. L’année 2016 est celle où les scientifiques du Mauritius Oceanography Institute ont noté une température «au-dessus» de la moyenne dans les lagons, surtout en mai. Ce phénomène a causé le blanchissement des coraux à Trou-aux-Biches, Grande-Rivière-Sud-Est et Albion.

La dernière fois qu’une forte température de l’eau a causé autant de dégâts remonte à juillet 2009. La température de la mer avoisinait alors les 31° C. En mai dernier, elle vacillait entre 31 et 32° C. La limite tolérable est, elle, de 29° C.

Toutefois, il ne faudrait pas désespérer. Plusieurs techniques ont été mises au point avec l’aide d’experts japonais durant ces cinq dernières années. Chacune fonctionne dépendant de la topographie, du type de lagon, de sable ou de côte. Par exemple à Baie-du-Cap, où le sable avait totalement disparu, le ministère a placé un muret et des rochers pour protéger la côte et la route côtière.

Dans d’autres régions comme à La Preneuse ou Grand-Sable, ce sont des «geobags» qui sont placés. Ces sacs retiennent le sable et aident les plages à se régénérer. Notre source précise que face au réchauffement climatique, la solution c’est l’adaptation car dans les années à venir, il est fort possible que ces sites nécessitent d’autres travaux.

 

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