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Pran Seetohul, travailleur social: «La région d’Albion a un problème d’absentéisme scolaire»

3 juin 2016, 05:41

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Pran Seetohul, travailleur social: «La région d’Albion a un problème d’absentéisme scolaire»

 

Qui est Pran Seetohul ?

Je suis un travailleur social, président de l’association «Le Phare d’Albion» et aussi éducateur sportif pour les jeunes de la Fondation pour l’Enfance-Terre de Paix.  J’accorde une grande importance au progrès de mon village et au bien-être de ses habitants.

Vous estimez la situation alarmante par rapport à l’éducation dans la région d’Albion. Pourquoi ?

Il y a un problème d’absentéisme à l’école primaire du village. Certains élèves ne viennent que deux ou trois jours à l’école. Mon autre constat est que de nombreux jeunes ne fréquentent aucun établissement scolaire. Ils sont dans les rues en semaine et durant les heures de classe. Ce sont ces derniers qui me font craindre le pire.

Avez-vous des statistiques sur le nombre d’enfants qui sont déscolarisés ?

J’estime qu’ils sont une cinquantaine, des adolescents en majorité et dans la tranche d’âge des 11 à 16 ans. Ils sont donc obligés d’aller à l’école ou autrement, de suivre une formation professionnelle. Or, ils semblent avoir quitté le circuit éducatif et errent dans les rues. Cependant, ce chiffre englobe aussi les adolescents des villages avoisinants.

Quelle est votre plus grande crainte pour ces enfants ?

C’est déjà un gros problème qu’ils soient déscolarisés et que ni leurs parents, ni les autorités ne semblent s’en inquiéter. Ils sont ainsi des proies faciles pour les fléaux sociaux. Si la drogue synthétique n’a pas encore commencé à toucher nos jeunes ici, je ne pourrais en dire autant du tabac et de l’alcool. Les jeunes du village se mettent à fumer et à boire de plus en plus tôt.

Quelles solutions proposez-vous ?

Il y a avant tout un manque d’implication des parents dans l’éducation de leurs enfants. Il faut que l’école puisse communiquer avec eux pour  leur faire part des problèmes de leurs enfants. Je propose que la Parents’ Teachers Association fasse la liaison entre les deux parties. Il faut plus de communication. Quant à ces jeunes qui sont déjà dans la rue, je lance un appel à la police régionale pour qu’elle continue à faire en sorte qu’ils ne se sentent pas libres de rester sur le coaltar.

 

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