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Jusqu’où peut aller la presse ? : le DPP apporte un éclairage
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Jusqu’où peut aller la presse ? : le DPP apporte un éclairage
«News is a business and not only a profession. Commercial pressures push papers to publish salacious gossips and invasive stories. It is essential to ensure that those pressures do not drive newspapers to violate standards of journalism.» C’est en citant Anthony Lester QC, dans son ouvrage, Five ideas to fight for, que le Directeur des poursuites publiques (DPP) évoque les devoirs de la presse et le droit à la vie privée. Pour Satyajit Boolell, un récent jugement de la Cour suprême britannique vient apporter un élément de réponse pour décider de l’équilibre dans la publication d’une information dans les médias. Dans le cas présent, la cour a accordé une injonction en faveur d’une célébrité empêchant la publication d’informations sur sa relation extraconjugale. Cette célébrité, la compagne d’Elton John, ne voulait pas que son nom soit divulgué dans la presse et que des détails sur sa relation à trois avec un autre couple ne soient révélés.
Cette célébrité a mis en avant le fait qu’il n’y avait aucun intérêt public à ce que ces «kiss and tell stories» sur son infidélité ne soient publiées. La Cour suprême devait, d’une part, considérer la notion de liberté de la presse et, de l’autre, les intérêts du demandeur. Finalement, les juges ont indiqué qu’il n’y avait aucun intérêt public à publier de tels détails. «Public interest cannot be reduced to the public’s thirst for information about the private life of other or to the readers’ wish for sensationalism or even voyeurism.»
La Cour suprême relève que la situation aurait été différente si cette histoire concernait la performance d’une personnalité publique ou qu’il fallait corriger «a misleading impression cultivated by the person involved».
Ce jugement va sans aucun doute influencer le droit mauricien en l’absence d’une disposition de la loi spécifiquement axée sur la protection de la vie privée sous notre Constitution contrairement à ce qu’il en est pour la protection de la liberté de la presse, conclut Satyajit Boolell.
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