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Les marchands ambulants lancent un ultimatum aux autorités
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Les marchands ambulants lancent un ultimatum aux autorités
«La manière de procéder de la municipalité de Port-Louis entraînera pagaille et guerre entre marchands ambulants.» C’est ce qu’affirme le président de la Street Vendors Association, Hyder Raman, lors d’un point de presse, vendredi 8 janvier. Selon lui, l’inscription des marchands ambulants, qui se déroule actuellement, n’est pas la bonne méthode. Car il faut distinguer les vrais marchands ambulants des faux.
«Nous avons voté une résolution à l’unanimité. Nous n’allons pas accepter les deux plans de relogement proposés. Nous lançons un ultimatum à la municipalité : ils ont jusqu’à lundi pour revoir ce plan», affirme Hyder Raman.
Quelles sont donc les récriminations des marchands ambulants ? Selon Hyder Raman, ceux qui sont en train de s’inscrire auprès de la municipalité ne sont pas de vrais marchands ambulants. «L’on ne vérifie pas les badges octroyés. La fin du mois, il est certain que l’on rencontrera de gros problèmes à cause de cela. Si après le tirage au sort, il y a des marchands qui n’obtiennent pas d’étal, nous porterons l’affaire à l’ICAC. Il y a au moins 300 personnes qui ne sont pas des marchands qui se sont inscrites. C’est inacceptable alors que plusieurs autres marchands n’arrivent pas à s’inscrire.»
Selon Hyder Raman, il y a également des contradictions sur le nombre de marchands ambulants opérant dans la capitale. En 2015, les chiffres avancés étaient 1 526 marchands. Et un autre recensement de 2012 faisait état de 1 342. Or, «lors d’un débat à la radio, la municipalité a indiqué que 1 324 marchands n’ont pas de permis et 814 en ont. Donc il y a plus de 2 000 marchands». Mais, fait valoir Hyder Raman, avec le relogement à la rue Decaen et à la place de l’Immigration, il faut de la place pour autant de marchands ambulants. «L’on accorde de la place uniquement pour 1 000 marchands. Comment donc vont-ils procéder ? Est-ce que 50 % des marchands n’auront pas de place ?» s’interroge Hyder Raman.
Autre problème selon lui, «à la place Decaen, il y a 500 places et 500 également à l’Immigration. Comment cela va se passer le matin, lorsqu’au moins 300 vans vont arriver pour débarquer des marchandises ? Sans compter qu’il n’y a aucune structure pour nous. C’est cela qu’on appelle smart Port-Louis ?»
Hyder Raman fait ressortir que pendant 15 ans, la Street Vendors Association n’a eu de cesse de demander la régularisation des marchands ambulants. Et de rappeler qu’avant les élections, «nous avions eu une rencontre avec des ministres dont Pravind Jugnauth, qui était alors ministre. Ce dernier était d’accord avec nos demandes. Nous demandons qu’il revienne. Nous avions aussi rencontré Anwar Husnoo et Nando Bodha. Ce dernier nous avait dit en octobre que l’espace qui nous avait été alloué n’était pas correct. Il avait indiqué que le gouvernement va embellir Port-Louis et que les marchands ambulants feraient partie de ce projet. Asterla inn dir nou al inscrir nou pou reloz nou dan bann mem lendroi ki Bodha ti dir pa bon. Ki logic sa ?»
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