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Ces clans qui handicapent les Arts et la culture
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Ces clans qui handicapent les Arts et la culture
Avec le récent festival Porlwi by Light, des voix s’élèvent pour souligner l’absence du ministère des Arts et de la culture de cette plateforme populaire. Une source note par exemple : «Des bureaux du ministère des Arts et de la culture sont juste en face de l’ancienne prison. L’exposition dans ces anciennes cellules a attiré la grosse foule. On aurait pu en profiter pour illuminer le travail que fait ce ministère. Il aurait dû être un partenaire privilégié.»
«Encore faut-il y avoir des choses à montrer», ironise une autre source qui affirme que le ministère serait handicapé par divers clans. Ministre «coincé» ou «li pé gagn problem». Plusieurs éléments indiquent que les clans qui campent au ministère «pé fer mem zafer ki zot ti fer avek Choonee».
«Zot» ? Comprenez des fonctionnaires du ministère. Des sources proches de ces autorités y voient des forces qui «blok tou zafer avek bann banalité». Cette source rappelle que «l’on avait publié le White Paper on Creative Industries du précédent ministre, Mookhesswur Choonee à la veille des élections. Zot ti met li dan kales kasé».
«LAKAZ DIAB»
Une même «calèche» dans laquelle Dan Baboo, actuel ministre des Arts et de la culture, aurait lui aussi été embarqué, indiquent plusieurs sources des milieux des corps parapublics. «C’est pour cela qu’il a parlé de ‘lakaz diab’ (NdlR : dans une interview à l’express en octobre), sauf qu’il n’a pas su le dire.» Une autre source observe que le ministre a bien tenté de s’entourer d’autres collaborateurs. «Mais ceux qui sont là aujourd’hui sont pires que les précédents. Le ministre ne peut pas faire plus, il est coincé.»
La seule volonté exprimée, notamment lors des management committees, celle de tout centraliser. Absolument tout doit passer par le ministère, «y compris les communiqués les plus simples».
Aussitôt que l’un des nombreux corps parapublics prend contact avec les fonctionnaires du ministère pour l’organisation d’une activité, les difficultés commencent. Une autre source – un président fraîchement nommé – ne le cache pas : «Ils commencent toujours par dire non, pour des raisons administratives. Je crois que c’est la réponse standard. La seconde réponse standard, c’est qu’il n’y a pas de budget.»
Pourtant, raconte ce nouveau responsable, «si on compte sur le budget de financement du ministère, il est évident que l’on n’ira pas bien loin. Je leur ai dit que je sais qui on peut contacter pour collaborer sur des projets. À ce moment-là, la réponse devient : ‘on va voir’».
Autre constat du responsable de ce corps parapublic placé sous la tutelle du ministère : «Quand il y a une grosse activité, les fonctionnaires ne peuvent pas gérer deux dossiers en même temps. Ce n’est pas parce qu’il y a telle ou telle fête que tout le reste doit en pâtir. C’est dommage, ce sont les Arts et la culture qui paient les pots cassés.»
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