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«Patissez», la recette du succès

9 décembre 2015, 05:08

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«Patissez», la recette du succès

Créé il y a à peine un an, le café Patissez est devenu l’une des attractions de Canberra, la capitale australienne. Rien de plus normal, quand on a une carte de menus qui fait les yeux doux à la clientèle : des milkshakes géants avec avalanche de chocolat, de coulis de fruits et de crème (ils portent bien leur nom - freakshakes) mais aussi des gâteaux, des pièces montées et autres produits de pâtisserie. Derrière ce succès : Ismaël Toorawa, d’origine mauricienne et son partenaire d’affaires Phil Petrides.

 

Et, nouvelle percée pour le tandem, un nouveau café ouvrira ses portes à Civic, centre nerveux du monde des affaires du district de Canberra, le vendredi 11 décembre. Le premier café de la franchise est, lui, installé à Manuka, quartier commercial historique situé au sud du district.

 

«C’est la réalisation du rêve de deux passionnés de la pâtisserie, Phil Petrides et moimême», déclare Ismaël Toorawa. Les deux hommes voient grand et leur parcours s’apprête à prendre un tour majeur, avec la signature imminente d’un contrat de franchise avec des hommes d’affaires de Singapour et de Dubaï. «Les négociations sont toujours en cours, soutient Ismaël Toorawa. Si tout se passe bien, Patissez sera présent à Singapour et à Dubaï en février et en mars de l’année prochaine respectivement.»

 

 

La création de Patissez – pensez à une traduction française de l’expression Come and let’s bake – est l’histoire d’une rencontre de personnes passionnées de pâtisserie. Ismaël Toorawa a fait ses premières armes à l’hôtel Le Labourdonnais sous la houlette de Nizam Peeroo, Group Executive Chef du groupe d’hôtels Indigo. C’est là qu’il rencontre une stagiaire prénommée Astrid qui, par la suite, deviendra son épouse.

 

Une fois en Australie, Ismaël Toorawa et Astrid occupent des postes de responsabilité respectivement aux restaurants My Café et Suki Cafe mais vont finalement céder à leur goût de la pâtisserie. Ce qui se matérialise par la décision du couple de trouver du temps pour confectionner des gâteaux pour les fêtes et d’autres occasions. Leur principale vitrine ? Leur page sur le réseau social Facebook.

 

Un autre élément a contribué à faire du rêve du couple Toorawa une réalité. La rencontre avec Phil Petrides, frère du patron de My Café où travaille Ismaël Toorawa. Ni Phil Petrides ni le couple Toorawa ne souhaitait laisser filer l’opportunité de lancer un café-pâtisserie.

 

 

Le projet prend définitivement forme lorsque Phil Petrides décide de vendre son business, une petite unité de fabrication d’uniformes, pour se consacrer exclusivement à sa passion. La tâche est confiée à sa femme Gina et à sa fille Anna qui, toutes deux, travaillent en étroite collaboration avec Ismaël et Astrid Toorawa.

 

De fil en aiguille, Ismaël Toorawa n’hésite pas à quitter son poste de Café Manager de My Café, d’autant plus qu’après «cinq années de dur labeur, nous avions eu tout ce dont nous avions besoin : voiture, maison et autres formes de confort. Nous pouvions nous permettre de relever un tel défi.»

 

Les glaces et les gâteaux de Patissez font un tabac à Manuka et audelà. La réputation attire l’attention des médias. La promotion se fait toute seule. «Des clients font la queue plus de deux heures pour s’acheter une glace et les gâteaux», témoigne Ismaël Toorawa. Contre toute attente, Patissez intègre la liste sélecte des destinations touristiques incontournables de Canberra. Astrid, avec le soutien de tous les partenaires de la petite entreprise, passe des heures à imaginer et à réaliser de nouveaux produits de pâtisserie, histoire de contourner les risques d’imitation par des concurrents potentiels.

 

La prochaine étape du tandem Toorawa-Petrides consiste à inscrire Patissez sur la liste des cafés 5 étoiles sur le territoire australien. Dans le même temps, le duo a recours à la mise en place d’une structure administrative en vue de rationaliser le mode de fonctionnement actuel.

 

Cette démarche devrait, à terme, permettre de rédistribuer et de répartir à d’autres acteurs les nombreuses tâches que cumulent actuellement les gestionnaires de Patissez.

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