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Certificate Of Primary Education -Après l’échec ou la réussite : Une nouvelle étape à affronter

8 décembre 2015, 05:56

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Certificate Of Primary Education -Après l’échec ou la réussite : Une nouvelle étape à affronter

 

Les résultats du CPE sont tombés hier. Pour certains, c’est la réussite. Pour d’autres, c’est l’échec. Comment surmonter cette étape difficile ou affronter la transition du primaire au secondaire ? Le psychologue clinicien Laurent Baucheron de Boissoudy nous en parle.

Après six années d’études et une course folle vers le Certificate of Primary Education (CPE), les résultats sont enfin là. Qu’il s’agisse d’échec ou de réussite, une nouvelle étape s’annonce désormais autant pour les enfants que pour les parents. «Maintenant, il faut relativiser et laisser tomber la pression que la société mauricienne  impose autant aux parents qu’aux enfants à travers cet examen. Quel que soit le résultat obtenu par l’enfant, il convient d’accepter les limites humaines de ce dernier», explique le psychologue Laurent Baucheron  de Boissoudy.

En cas d’échec, le psychologue assure qu’il ne sert à rien  de culpabiliser l’enfant. «Les parents ont souvent tendance à punir leur enfant ou même à l’humilier devant la famille en cas d’échec. Cette pratique n’aide en rien l’enfant.» Et d’ajouter qu’au contraire, «il faut lâcher prise» et ne pas «crier sur tous les toits l’échec de l’enfant. Ce qu’il convient de lui dire c’est : ‘Tu as fait de ton mieux et nous, nous n’avons pu faire plus pour t’aideret de tout mettre en oeuvre pour qu’il aille mieux».

Le psychologue conseille également de positiver et dedéterminer si l’enfant est apte à suivre un cursus académique ordinaire. «Rien ne sert de continuer dans cette course effrénée qui est une épreuve pour toute la famille si tel est le cas. Il existe des chemins autres qu’académiques pour l’enfant. C’est le moment de trouver des solutions pour son avenir, comme se tourner vers des écoles spécialisées. Prenez conseils auprès des spécialistes.»

Pour ceux qui ont réussi haut la main leur examen, le  combat ne s’arrête pourtant pas là. «Le CPE est une première étape. Au cours de son cursus scolaire, l’enfant aura à affronter d’autres examens. Mais pour l’heure, il est impératif de laisser retomber le stress et de mettre sur pied un dynamisme de travail positif.» Lepsychologue exhorte ainsi lesparents à toujours veiller à ceque leur enfant travaille bienà l’école, mais de ne pas uniquementse concentrer sur lecôté académique.

Équilibre

Afin que l’élève puisse avancer, il convient que les parents fassent de même et ne restent pas dans cette souffrance, confie Laurent Baucheron de Boissoudy. Puis, «il faut mettre sur pied un rythme de travail équilibré entre les études et  les loisirs. C’est le moment où les enfants peuvent s’adonner à des activités sportives. Je conseillerai  également des activités telles que le théâtre ou l’apprentissage d’un instrument de musique. Il lui faut aussi pouvoir sortir avec ses amis ou en famille».

Le psychologue rappelle qu’un enfant heureux, ce n’est pas un enfant qui n’a que des A dans toutes les matières. «Nous avons tendance à mettre l’accent que sur le côté académique et négligeons ce qui peut vraiment rendre un enfant heureux. Selon lui, «il est préférable de voir un enfant qui a eu un B mais qui est épanoui qu’un enfant qui excelle académiquement, mais qui est en surpoids et qui n’a pas de tonus. Un enfant doit être épanoui et c’est ensemble avec ses parents qu’on arrive à ce résultat », conclut-il.

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