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Boodram: «Les Mauriciens m’avaient déjà condamné; j’étais une bête» 

16 octobre 2015, 08:00

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Boodram: «Les Mauriciens m’avaient déjà condamné; j’étais une bête» 
Rs 12 000. C’est la somme que devait réunir Arnaud Boodram pour retrouver la liberté puisque la cour lui avait accordé la liberté provisoire. Sauf qu’il n’a pu réunir cette somme. C’était en avril de cette année. L’express du 13 octobre faisait ainsi ressortir que cela fait six mois que le suspect, écroué pour le meurtre d’Eleana Gentil se trouvait en cellule. Deux jours plus tard, c’est un avocat mauricien exerçant en Australie qui lui serait venu en aide. Et Arnaud Boodram a finalement pu quitter sa prison. 
 
Nous avons rencontré Arnaud Boodram chez lui à cité Mangalkhan, après sa libération. Il est revenu sur les six mois qu’il a passés en prison. J’ai reçu des menaces de mort. À chaque fois que les autres prisonniers me rencontraient, ils m’insultaient.
 
Puis un jour, ils ont appris que le cousin de la fillette a été incarcéré. Arrêté dans une précédente affaire d’attouchements sexuels sur mineur, Arnaud Boodram avait, sur demande de la cour, changé de domicile car sa victime habitait la même cité que lui. Il se rend alors chez une proche à cité Anoska. Là-bas, il s’attire des problèmes avec des habitantes et se fait même tabasser. Le jour de la disparition d’Eleana, il est invité à une fête. «C’est là que j’ai entendu le nom de cette fillette. Je ne la connaissais pas avant.»

«J’ai reconnu avoir commis une erreur»

«Le lundi suivant, je devais me présenter au poste de police, pour signer, mais je n’y suis pas allé. Le mercredi, quand je m’y suis rendu, les policiers m’ont emmené en cour», se souvient Arnaud. Deux jours après, il est arrêté. Toutes les preuves étaient contre lui. Il avait des marques de griffures sur son corps et avait des antécédents.
 
«Les Mauriciens m’avaient condamné. Pour eux, j’étais une bête», déplore cet habitant de Cité Mangalkhan. Et d’ajouter, «j’ai reconnu avoir commis une erreur dans le passé, mais je suis innocent pour l’affaire Eleana Gentil».

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