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Bambous: des victimes d’incendies contraintes à vivre dans le «village hall»
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Bambous: des victimes d’incendies contraintes à vivre dans le «village hall»
Le feu a encore frappé. Plusieurs maisons de diverses localités du district de Rivière-Noire ont été en proie aux flammes. Certaines victimes n’ont eu autre choix que d’élire domicile dans la salle communautaire du village.
En moins d’une semaine après l’incendie des maisons de plusieurs familles à Bambous, c’est à Cotteau-Raffin qu’un autre a éclaté. Lundi, Marie-Clency Coomarasamy a perdu la case en tôle qui lui servait de cuisine et qui hébergeait ses deux neveux. Cette énième tragédie pousse les instances locales à réfléchir à des solutions post-incendies.
«Il semble que le feu m’aime bien»
Résignée, Marie-Clency Coomarasamy prend son sort avec philosophie : «Il semble que le feu m’aime bien puisque c’est la deuxième fois que j’en suis victime.» De la case qui lui faisait office de cuisine, il ne reste plus rien. Cependant, elle possède encore deux pièces en tôle alors que ses deux neveux ont, eux, perdu tous leurs effets personnels.
À Bambous, six autres familles n’ont pas été épargnées. Elles vivent à présent dans la salle commune de la localité. Elles y sont presque une vingtaine. Ces personnes y vivront jusqu’à ce que des maisons soient construites afin de les reloger. Ces six familles de Bambous ne sont pas les seules à être dans cette situation : un autre foyer vit dans le centre social depuis environ huit mois. Ce n’est pas sans rappeler les familles qui avaient dû trouver refuge dans le village hall de Grande-Rivière-Noire pendant presque une année en 2014.
Plus de cinq incendies en moins d’un an
«En moins d’un an, nous avons géré plus de cinq incendies», explique Josian Mélisse, conseiller de village de Bambous et également vice-président du conseil de district de Rivière-Noire. Il ajoute que si on considère le district, ce chiffre monte à une douzaine de cas.
De plus, chaque famille victime d’un incendie reçoit Rs 5 000, mais Josian Mémisse explique que le conseil du village sera bientôt à court de finances. Ce qui arrive à ces familles influe aussi sur la vie locale. À la suite d’incendies à Bambous, les villageois sont notamment privés de centre social et de village hall. Des conseillers estiment qu’il faut au moins six mois avant que ces espaces ne soient libérés.
Face à cette situation, Véronique Leu-Govind, présidente du conseil de district de Rivière-Noire, propose de créer un bâtiment qui hébergerait temporairement les victimes. «Les incendies arrivent trop souvent ici et on ne peut continuer à monopoliser les espaces communs. Un bâtiment spécialisé serait une solution», conclut-elle.
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