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Mushtaq Oosman limogé: «Il faut que je sois informé de manière officielle»
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Mushtaq Oosman limogé: «Il faut que je sois informé de manière officielle»
Il sait que le Conseil des ministres a pris connaissance de la décision de la Financial Services Commission (FSC) de mettre un terme à son contrat d’administrateur spécial du groupe British American Investment (BAI) mais il n’a rien eu d’officiel. Mustaq Oosman attend toujours sa lettre de mise à pied de cette institution qui a retenu ses services. Du coup, il a décidé de ne plus siéger à des réunions mais il«n’en sait pas plus».
«J’attends toujours d’avoir la lettre de révocation officielle de la FSC qui avait retenu mes services. Si la commission a bien pris une décision, il faut bien qu’à un moment je sois informé de manière officielle. Pour le moment, je n’en sais pas plus. J’ai juste arrêté mon travail au sein de BAI», souligne ce partenaire de PricewaterhouseCoopers.
Visioconférence avec Roshi Bhadain
Un flou qui s’est installé malgré la réunion convoquée par le ministre des Services financiers, lundi, avant son départ pour une mission à Singapour et en Malaisie. De plus, Mushtaq Oosman explique que jusqu’à présent, aucun reproche ne lui a été fait de manière officielle pour justifier les raisons de son licenciement.
Entre-temps, il nous revient que son partenaire Rajeev Basgeet qui, lui, reste en poste pour finir le travail commencé par le tandem le 30 avril dernier, devra rencontrer les membres de la FSC demain. Une rencontre qui aura lieu au siège de la commission pour élaborer le calendrier de travail pour les prochains jours. Selon nos informations, une vidéoconférence est même prévue avec les membres de la délégation qui accompagne Roshi Bhadain à Singapour et en Malaisie.
Interrogé au sujet de cette rencontre, Mushtaq Oosman affirme ne pas être au courant et qu’en principe, puisqu’il n’a reçu aucune lettre officielle de la FSC, il devrait participer à cette réunion, si elle se tient. «Mais puisque je ne sais pas, je n’irai pas», rajoute-t-il.
Quant à la question des honoraires qui devront être payés aux deux administrateurs spéciaux, aucun chiffre n’a été évoqué pour le moment dans les milieux concernés. «Cette question sera débattue lors de la prochaine rencontre. C’est un point délicat pour le moment», affirme une source bien informée. En revanche, il y a bien une première tranche des honoraires qui a été payée aux administrateurs spéciaux.
Les dessous d’un limogeage
Entre-temps, dans le milieu des affaires, le limogeage de Mushtaq Oosman fait plus que jaser. Il inquiète sérieusement. D’abord dans la manière, puisqu’un professionnel, partenaire exemplaire d’une maison comme PriceWaterhouseCoopers, avec un parcours impeccable, ne se fait pas jeter de cette façon. Ensuite parce qu’une fois encore, on plombe l’image de gestion autonome de la FSC en utilisant le pouvoir politique pour entériner «sa» décision.
Mais la décision de qui ? Et pourquoi ? Au vu de son engagement continuel dans le processus et de ses déclarations post-limogeage, il ne fait aucun doute qu’il s’agit de la volonté de Roshi Bhadain. Si celui-ci s’est forgé une réputation d’intégrité et de rude travailleur, il est aussi en train d’y ajouter une image d’impulsif, de «bull in a china shop» souhaitant à tout prix être suivi dans ses idées, même si parfois arbitraires ou non étayées.
Ainsi, à la NCB, on lui attribue la décision de ne pas s’occuper des dépôts de la Bramer qui appartenaient soit à des compagnies, soit à des successions, soit encore à des «one-man-show», alors que l’on s’occuperait des autres. Selon quels critères ferait-on de tels choix ? Pourquoi référer la vente de Solis à la FSC, alors que Mr Oosman n’a fait que respecter les pre-emption rights existants ?
Dans le cas de Courts, il nous revient que l’erreur de départ du groupe Mammouth (Isaacs, Paul Leech, Cohen) est qu’il a tout bonnement négligé de faire le dépôt requis pour accompagner son offre. Dans un appel d’offres régulier, c’est un manquement fatal. Pas dans ce cas-ci. Et comme les Special Administrators étaient, dès lors, tenus sous avis légal de ne continuer les négociations qu’avec le soumissionnaire dûment «pre-qualified», c’est-à-dire, Courts Asia, c’est via la FSC qu’Isaacs a tenté une proposition de dernière heure qui, malgré tout, ne s’est pas avérée être la meilleure, du moins financièrement.
Ainsi, l’offre de Mammouth à Rs 250 millions pour les actifs (sans stocks) était coiffée par les Rs 282 millions de Hillbrow (Mtius) (la raison sociale représentant Courts Asia) et était aussi battue au niveau du rachat du Hire Purchase Book (voir tableau pour les détails ; à noter le crédit requis).
Une offre, in extremis, lundi améliorait l’offre de Mammouth mais toujours pas suffisamment. Au vu de ces chiffres, que la FSC se devrait d’officialiser maintenant pour tenter de sauver ce qu’il lui reste de crédibilité, on se demande pourquoi l’offre de Courts Asia a été mise de côté. Serait-ce vraiment dû à un rapport NIU ayant vu les représentants de Courts Asia véhiculés dans la voiture de l’ex-COO de la BAI ? Ce serait un bien drôle de critère à retenir par des administrateurs respectueux des lois et sans agenda politique. Comment le leur reprocher ?
Quant à Iframac, on parle maintenant d’une offre en date du 5 août de cinq compagnies reprenant Mercedes, Mitsubishi, Peugeot, Jeep et Cummins qui avait au moins le mérite de mieux sécuriser l’avenir d’un maximum d’employés que la formule d’autogestion plutôt hasardeuse actuelle. A-t-elle été considérée par les employés ?
| Mammouth | Courts Asia |
Actifs, payables à la signature | 100 M
| 282 M |
Actifs payables au 31.12.2015 | 150 M | Nil |
Stocks | 40,25 M* | 40,25 * |
Offre pour HP Book (ex-mgmt fees) | 179, 24 M | 194,6 M |
SOUS TOTAL | 469,49 M | 516, 85 M |
Compensation payée aux employés (* aussi payable le 31.12.2015)
| Nil | 26 M |
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