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Nouveau souffle pour le recyclage
18 juin 2015, 02:13
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Nouveau souffle pour le recyclage
Plusieurs mesures ont été prises afin d’assurer une meilleure gestion des déchets. Parmi elles, une nouvelle clause au permis EIA.
Eaux usées, caoutchouc et troncs d’arbres, entre autres, auront bientôt plusieurs vies. Le ministère de l’Environnement lance, en effet, plusieurs projets en faveur du recyclage, la gestion des déchets étant une de ses priorités.
Première mesure annoncée : une nouvelle clause dans le permis Environment Impact Assessment (EIA). «Dorénavant, il sera nécessaire de recycler les eaux usées, au cas contraire le ministère annulera les permis», indique le ministre Raj Dayal. C’est ainsi que les règlements pour l’octroi du permis sont actuellement revus et la condition du recyclage sera ajoutée aux règles existantes, indique-ton du côté du ministère.
Qui plus est, ce règlement ne s’applique pas uniquement aux usines, mais à toutes les activités qui nécessitent un permis EIA. «Des inspecteurs de l’environnement devront vérifier que le règlement est bien suivi. Ils iront aussi sur le terrain suivant d’éventuelles plaintes des habitants.»
Plusieurs organismes veilleront au respect de ce règlement. Parmi ceux-ci, la Pollution Prevention Control Unit, qui regroupera les plaintes des riverains, sans oublier la police de l’environnement qui est sur le terrain. L’EIA/Preliminary Environmental Report (PER) Monitoring Committee est aussi chargé de la surveillance.
Le recyclage de 5 000 tonnes de caoutchouc par an figure aussi parmi les projets du gouvernement. L’objectif étant de recycler les déchets de manière soutenue. «Deux permis ont déjà été alloués à des compagnies privées pour le recyclage. Le ministère compte en allouer encore un», affirme Raj Dayal. Les compagnies devront elles-mêmes collecter le caoutchouc et décideront de l’utilisation du produit final par la suite.
Un troisième projet de recyclage à l’agenda est celui des «green waste». «Le contrat a déjà été alloué pour ce projet», ajoute le ministre. Les «green waste» peuvent être encombrants. «À titre d’exemple, il s’agit de troncs d’arbres qui sont des obstacles en cas de mauvais temps ou qui prennent de la place à Mare-Chicose. Ils seront maintenant déchiquetés avant d’être recyclés en compost. Les compagnies choisies pourront ensuite le commercialiser», déclare une source au ministère.
Finalement, un projet de hazardous waste centre est en cours à La Chaumière pour les produits toxiques et dangereux. Il nécessitera un investissement de Rs 300 millions.
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