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Article incendiaire: L’Etat répond à Pranay Gupte, l’ami intime de Dawood Rawat

11 avril 2015, 07:02

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Article incendiaire: L’Etat répond à Pranay Gupte, l’ami intime de Dawood Rawat

«Maurice est la capitale mondiale des paradis fiscaux». «Sir Aneerood Jugnauth a ordonné à sa police secrète de harceler les membres en vue des minorités, dont les musulmans». «Le gouvernement, alléguant des irrégularités non-spécifiées, a saisi de nombreux avoirs du groupe de Dawood Rawat». Ce ne sont que quelques-unes des phrases incendiaires publiées sur le site d’information indien First Post dans un article signé Pranay Gupte.

 

Cet ancien journaliste et écrivain indien s’est en effet servi de sa plume pour défendre bec et ongles son ami Dawood Rawat contre le gouvernement mauricien. Celui-ci, clame l’auteur, s’en est pris illégalement à l’empire Rawat parce que son n°1 entretenait des relations amicales avec l’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam. Gupte soutient, entre autres, que «Maurice a tendance à se diriger vers une dictature intolérante», ou encore que SAJ contrôle une grande partie de la presse.

 

Le journaliste et l’homme d’affaires : une amitié fructueuse

 

Pranay Gupte connaît de longue date Dawood Rawat, à qui il voue une grande admiration. Il conseillait l’homme d’affaires sur ses investissements en Orient et lui offrait une couverture constante dans plusieurs médias. L’écrivain a déjà animé une conférence à Maurice pour le compte de la BAI, et rencontrait régulièrement son ami à Dubayy.

 

Après la publication de cet article en défense du businessman, certains ont accusé Gupte d’avoir écrit sous la dictée de Dawood Rawat. D’autres pensent qu’il aurait même pu avoir été payé pour ce service.

 

L’indignation du gouvernement

 

L’article, qui a fait grand bruit, n’a pas manqué de susciter l’indignation de l’Etat mauricien. Celui-ci a fait parvenir une réplique à First Post et à Pranay Gupte hier, vendredi 10 avril. Le gouvernement répond à chacune des accusations de l’Indien, tout en précisant les raisons qui l’ont poussé à prendre le contrôle de la Bramer Bank et de la BAI.

 

L’Etat se dit «profondément concerné» par le contenu de cet article, et «condamne fermement les allégations infondées, tout comme la référence à Maurice comme ‘capitale mondiale du blanchiment d’argent». 

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