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Campus international de Médine: «L’économie doit être fondée sur le savoir»

31 mars 2015, 07:26

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Campus international de Médine: «L’économie doit être fondée sur le savoir»

«Il faut éliminer les universités arnaqueuses qui ternissent la réputation de Maurice. Il faut revoir le rôle et le fonctionnement des organismes régulateurs. Nous nous attelons à cela», a fait ressortir Leela Devi Dookun-Luchoomun,ministre de l’Éducation. Utilisant un langage diplomatique,la ministre n’a pas cité le nom des universités auxquelles elle fait allusion, mais elle a tenu à préciser que ce n’est certainement pas le cas de l’université de Médine, de laquelle elle adit le plus grand bien.

 

C’était le lundi 30 mars en la résidence de l’ambassadeur de France à Floréal, lors de la présentation du campus international de Médine: International Campus for Innovative and Sustainable Africa. Selon la ministre, le développement économique ne peut se faire sans investir dans le capital humain, d’autant plus, souligne-t-elle, que la demande pour l’enseignement supérieur ne cesse de croître. À ce titre, le rôle de Médine est louable.

 

La capacité d’utiliser l’éducation comme tremplin de développement humain et économique aura été le point commun lundi soir. De hauts responsables de l’enseignement supérieur français, représentant des grandes écoles et des universités de France, se sont montrés satisfaits du soutien exprimé à la fois par le gouvernement et le secteur privé mauriciens. Accompagnés des responsables de Médine, ils ont eu une rencontre qualifiée de «très positive» avec le Premier ministre lundi.

 

Vingt bourses par an

 

À la problématique de l’employabilité, ces visiteurs ainsi que les responsables de Médine font allier l’innovation et le développement en Afrique pour l’Afrique. Maurice devrait servir l’Afrique et la région, estiment-ils. Médine proposera vingt bourses par an aux élèves qui brillent et qui sont issus de quartiers défavorisés.

 

Pour René Leclézio, président du conseil d’administration de Médine, «c’est une ville moderne que nous allons bâtir, un campus international pour l’innovation et le développement durable». Dans la foulée, il a exprimé sa reconnaissance au gouvernement mauricien et à l’ambassade de France qui soutiennent ce projet.

 

Quant à Thierry Sauzier, adjoint au directeur général de Médine, il fait ressortir qu’il est important d’adapter les cours dispensés en Europe dans le contexte du continent africain. En tout cas, «le manque d’établissements en Afrique, la cherté des universités européennes, le problème de visas et de quotas en Europe font de sorte que Maurice possède de sérieux atouts».

 

Faire de Maurice la «plaque tournante de l’Afrique en termes de service»

 

Ces atouts, Gilbert Espitalier-Noël, nouveau patron désigné de Beachcomber qui se dit convaincu par le projet de Médine, maintient qu’ils sont présents. «La proximité, le bilinguisme, la sécurité, l’accueil des Mauriciens et le paysage, comme la plage de Flic-en Flac.» En conséquence, «il faut soutenir Maurice afin qu’elle devienne la plaque tournante de l’Afrique en termes de service».

 

De son côté, le Dr Sunil Gunness, qui a étudié en France, trouve qu’«on est très loin des 100 000 patients attendus dans le cadre du tourisme médical». La stagnation est due à la «mauvaise connectivité aérienne». «Cependant, il nous faut un medical knowledge hub.»

 

Les responsables des universités françaises ont exprimé leur voeu : «Toute cette création de hubs passera par l’éducation.» «J’ai rencontré une trentaine d’entrepreneurs. Ils ont un sens du service exemplaire», nous a confié un éminent professeur.

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