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Réactions des syndicalistes: entre satisfaction et déception
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Réactions des syndicalistes: entre satisfaction et déception
Suraj Ray, président de la CITU : «C’est un budget différent»
Radhakrishna Sadien, président de la GSEA : «C’est une bonne chose de s’attaquer à la nasyon zougader»
Narendranath Gopee, président du FCSOU : «Ce n’est pas un budget impeccable, mais c’est balancé»
Reaz Chuttoo, président de la CTSP : «Beaucoup de similitudes avec le précédent régime»
Deepak Benydin, président de la FPBOU : «Le budget est satisfaisant»
Atma Shanto, négociateur de la FTU : «Ce budget laisse à désirer»
Rashid Imrith, président de la FSSP : «Il faut veiller à ce que ces mesures soient mises en pratique»
Selon Rashid Imrith, président de la Fédération des Syndicats du Secteur Public (FSSP), «la méritocratie va désormais primer» grâce aux efforts de recrutement dans la fonction publique. Cependant, il soutient qu’il est nécessaire de mettre sur pied un comité pour veiller à ce que toutes les mesures budgétaires soient appliquées. Plusieurs budgets prometteurs sont tombés en désuétude dans le passé car les mesures proposées n’ont pas été appliquées, souligne-t-il.
Vinod Seegum, président de la All Civil Service Employees Federation: «Satisfait, sauf en ce qui concerne l’éducation»
«Ce budget est novateur, il nous propulsera vers l’avenir», pense Vinod Seegum, président de la All civil Service Employees Federation. Avec le bio farming et le plan Marshall contre la pauvreté, «tout y est pour favoriser le développement et l’emploi». Vinod Seegum est certain que le ministre des Finances tiendra ses promesses, car «il l’a déjà fait» par le passé.
Le syndicaliste reste cependant sur sa faim en ce qui concerne l’éducation. Le 9-Year Schooling avait été annoncé par le précédent ministre des Finances, mais cela ne s’est jamais concrétisé, rappelle-t-il. «La proposition que nous avions faite en ce qui concerne les repas chauds n’a pas été prise en considération, et j’aurais aimé savoir si il y aura des recrutements dans ce secteur. Surtout pour les sujets spécialisés comme l’éducation physique et la musique.»
Haniff Peerun, président de la Mauritius Labour Congress : «Un budget de continuité mais…»
Haniff Peerun, président de la Mauritius Labour Congress, apprécie certaines des mesures proposées, notamment la fourniture gratuite de 6 mètres cubes d’eau, l’introduction du ferry et le retrait de la taxe sur les SMS, entre autres. Néanmoins, il estime que ce budget n’inclut pas tout le monde.
Il note l’absence d’un price fixing mechanism, la décentralisation des activités gouvernementales, ou de facilités de connections wi-fi pour les étudiants de 21 heures à 23 heures.
«Les motivations pour encourager la diaspora mauricienne à retourner se feront au détriment des chômeurs gradués», déplore-t-il. De plus, il regrette que l’initiative d’interdire l’utilisation des sacs en plastique a été prise sans consulter «le Mauricien, alors que cela fait partie de ses habitudes».
Ashok Subron, leader de Rezistans Ek Alternativ : «C'est un nouvel accord entre l'Etat et l’industrie sucrière !»
Ashok Subron de Rezistans Ek Alternativ ne cache pas sa déception en ce qui concerne les mesures budgétaires énoncées hier. Cela malgré le fait que certaines d’entre elles sont «positives et bien intentionnées». Il critique principalement les smart cities, mesure qui, selon lui, marque un «nouvel accord entre le nouveau gouvernement et l’industrie sucrière». Car «Les smart citiesvont bénéficier aux compagnies sucrières. Celles-ci convertiront 7 000 arpents de terres agricoles pour cela», déplore le leader de Rezistans Ek Alternativ. Le ministre des finances Vishnu Lutchmeenaraidoo est «tombé dans le panneau», lâche-t-il.
D’autant qu’il s’interroge sur les mesures concrètes proposées par l’Etat en ce qui concerne le salaire minimal. «Au lieu de cela, le gouvernement donne en cadeau une somme d’environ Rs 550 millions aux compagnies sucrières lucratives», fulmine-t-il. A son avis, l’alliance Lepep a «violé son engagement envers le peuple». De ce fait, il invite la population à «partir en guerre».
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