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L’écart entre les salaires se creuse davantage, conclut le NESC

16 février 2015, 14:36

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L’écart entre  les salaires se creuse davantage, conclut le NESC

En 2012, 20 % des foyers touchant les revenus les plus hauts gagnaient 47 %, soit presque la moitié, des revenus totaux. Ce chiffre démontre une hausse de 3 % depuis 2001. Par contre, les revenus totaux des 20 % des foyers ayant les revenus les plus bas, ont connu une baisse d’un pourcent. En effet, ce chiffre était à 5,4 % en 2012 contre 6,4 % en 2001. Ainsi, le ratio entre les 20 % de foyers aux revenus les plus hauts et ceux qui touchent les rémunérations les plus faibles s’est accentué passant de 6,9 à 8,8 en une décennie. C’est ce que révèle un rapport sur les inégalités de revenus, réalisé par le National Economic and Social Council (NESC). Ce rapport a été rendu public ce lundi 16 février.

 

Le rapport va plus loin. Il confirme non seulement la concentration des revenus au plus haut niveau, mais indique aussi que la proportion des 5 % des salariés à revenus élevés progresse plus rapidement que les «top 20 %» salariés. En fait, en 2012, les «top 5 %» de salariés touchaient à peu près un cinquième des revenus totaux du pays. Sans compter que le rapport entre «top 5 %» et «bottom 5 %» était à 22 : 1 en 2001.

 

Ceux touchant moins de Rs 5 000 n’ont pas bénéficié de la croissance

 

Par ailleurs, les chiffres du Household Budget Survey relatif à une comparaison entre les chiffres de 2001/2002 et de 2012, démontrent que le nombre de ménages ayant grimpé dans la catégorie de revenus élevés est considérable. En comparaison, ceux touchant moins de Rs 5 000 ont connu une chute légère, soit de 10,3 % en en 2001/2002 à 10 % en 2012. Ce qui indique que ce groupe de personnes «n’a pas bénéficié des fruits de la croissance économique

 

«Quand les ménages à haut niveau deviennent plus riches et les revenus de ceux au bas restent les mêmes, l’inégalité dans les salaires grandit inévitablement», fait ressortir le rapport.

 

Celui-ci prend aussi à contre-pied le National Remuneration Board (NRB) qui «a failli dans son rôle essentiellement parce que 22 des 30 secteurs tombant sous sa tutelle n’ont pas été revus, et n’ont ainsi pas connu de nouveau Remuneration Order depuis les cinq dernières années». Entre autres, le rapport préconise que le NRB ait une plus grande indépendance et que le rôle du ministre soit réduit à une surveillance administrative.

 

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