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Cyclone Bansi: la capitale léthargique

13 janvier 2015, 13:47

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Cyclone Bansi: la capitale léthargique

La capitale est plongée dans une torpeur inhabituelle, ce mardi 13 janvier. Cyclone oblige, de nombreux travailleurs semblent avoir choisi de déserter le bureau pour rester au chaud avec leur famille, et cela même si le pays est toujours en alerte 2. Ce n’est pas le cas d’Athi, une fonctionnaire qui travaille à Air Mauritius Building.

 

Celle-ci, qui s’est aventurée dans la rue pour un bol d’air frais et constater la force des conditions cycloniques, attend impatiemment que soit décrétée l’alerte 3 pour rentrer chez elle et s’occuper de ses enfants. Beaucoup souhaitent la même chose, en espérant obtenir quelques heures de répit, voire un jour de congé.

 

Mais pour Lindsay Khundoo, chauffeur pour une entreprise d’électroménager, ce mardi est un jour de travail comme un autre. Il a effectué une première livraison ce matin et s’apprêtait à reprendre la route lorsque nous lui avons parlé.

 

Le cyclone, une aubaine pour certains

 

Les marchands ambulants, de leur côté, ont presque tous déserté les rues de Port-Louis. Azir Alicar est une exception. Il explique qu’il a l’obligation de travailler, même en temps de cyclone, pour payer ses dettes. Il a toutefois du mal à trouver des clients.

 

Nawaz Roheemin et Azad Mungrally, deux autres marchands ambulants qui vendent des accessoires pour téléphones portables, ne sont pas de cet avis. Pour eux, le cyclone est une aubaine, car il a découragé la concurrence.

 

Des services essentiels devant continuer à fonctionner même au plus fort de la tempête, certains n’auront pas la chance de rentrer chez eux au cas où l’alerte 3 est décrétée. Hélène (prénom fictif), par exemple, fait partie de ceux qui devront prendre leur mal en patience. Elle est en charge de la salle d’opération d’un hôpital, et se morfond en attendant de retrouver sa famille.

 

Nicole Acar, une touriste allemande, est, quant à elle, très excitée par la venue du cyclone. Elle explique être en vacances dans un hôtel à Trou-aux-Biches, mais qu’elle est venue spécialement dans la capitale pour constater les effets de Bansi. «Je n’ai pas du tout peur, avance-t-elle, car j’ai été très bien informée à l’hôtel, et je me suis documentée sur Internet».

 

Comme elle, les yeux de nombreux employés restent braqués sur les sites météorologiques et les oreilles aux postes de radio, attendant patiemment le prochain bulletin.

 

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