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Légumes: Sale temps pour les planteurs et les consommateurs
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Légumes: Sale temps pour les planteurs et les consommateurs
Il leur a suffi d’effectuer un « petit tour » dans leurs champs, ce lundi 12 janvier, pour constater qu’environ 50 % de leurs cultures ont déjà été abîmées par les pluies apportées par Bansi. Ces planteurs espéraient sauver une partie de leur récolte avant que le cyclone ne cause plus de dégâts, mais ils n’ont pu en tirer grand-chose.
«Ce n’est que lorsque la terre aura séché qu’on prendra connaissance de la gravité des dégâts», précise Kreepaloo Sunghoon, président de la Small planters welfare fund (SPWF). Il réclame une aide technique et aussi financière des autorités agricoles pour faire face à la calamité. «Après les dépenses liées aux fêtes de fin d’année, et les fournitures scolaires des enfants, les planteurs se trouvent maintenant en difficulté, avec 50 % de leurs investissements détruits par l’eau», affirme-t-il.
Le consommateur ne sera pas épargné non plus. Kreepaloo Sunghoon prévoit, en effet, une hausse conséquente du prix des légumes. «Entre le 20 décembre et maintenant, les légumes ont connu une hausse de 50 %. Ce chiffre risque d’atteindre les 75 %», prévient le président de la SPWF. A l’exception des légumes tels que la pomme de terre, l’ail, et l’oignon, qui sont stockés et dont les prix sont contrôlés par l’Agricultural Marketing Board.
Si les légumes fins comme le cotomili, le thym, le persil et les brèdes seront de retour dans les cuisines dans 20 à 25 jours, une fois que la pluie a cessé, il va falloir attendre plus longtemps pour les autres légumes. «La pomme d’amour, le piment et le chou-fleur pourront être prêts dans deux mois. On aura plus de chance avec d’autres légumes qui prendront environ un mois à être de nouveau disponibles», affirme l’agriculteur.
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