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Lutte contre la corruption: l’ICAC veut se refaire une image

18 septembre 2014, 14:28

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Lutte contre la corruption: l’ICAC veut se refaire une image

«Nouveau revers pour l’ICAC.» Drôle de titre pour cet article publié, ce jeudi 18 septembre, dans la newsletter mensuelle de l’Independent Commission against Corruption (ICAC). Ce titre est, en fait, censé refléter ceux des articles sur la commission parus dans les journaux.

 

Cet article répertorie ainsi plusieurs titres de presse concernant la commission, comme par exemple «mince victoire», ou encore «L’ICAC perd une fois de plus un cas en cour»… «Ces titres là, plus réguliers malgré la tendance inverse, sont souvent agrémentés de l’argument suivant : ‘En dix ans, l’ICAC peine toujours à produire des résultats’», fait valoir la commission.

 

Celle-ci précise qu’un de ses partenaires globaux lui a demandé «s’il existe une campagne de désinformation», et cite le Dr Stuart Gilman, qui avait indiqué, dans un rapport soumis aux Nations unies en 2009, que «les médias ont souvent des attentes impossibles à atteindre pour les agences anti-corruption». L’agence déplore, par conséquent, sa mauvaise image auprès du public, et cherche à regagner des points de popularité en publiant des chiffres.

 

L’article souligne ainsi qu’«à ce jour, 150 personnes poursuivies par l’ICAC dans des affaires de corruption et de blanchiment d’argent ont été condamnées» en 11 ans d’existence. Pour illustrer davantage son propos, la commission a publié un tableau comparatif des cas logés en cour et des condamnations de plusieurs unités nationales anti-corruption. «Seulement 52 poursuites par l’ICAC en cour n’ont pas débouché sur une condamnation. Une contre-performance somme toute honorable», est-il également souligné.

 

Les agences avec lesquelles se compare l’ICAC sont l’ICAC de Hong Kong, le CPIB de Singapour, et la MACC de Malaisie. D’après ce tableau, l’ICAC est dans les normes internationales en matière de lutte anti-corruption avec un taux de non conviction de 23%. Ces taux sont respectivement de 19%, 24% et 20% à Hong Kong, Singapour et Malaisie. Les effectifs et le financement de l’ICAC sont également moindres que ceux de ces autres agences, est-il indiqué.

 

La commission anti-corruption soutient également que les journaux font l’impasse sur le fait que «de 2002 à 2006, seuls dix cas étaient logés dans deux enquêtes uniquement».

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