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Suicide à Barlow: «Mes beaux-parents ont détruit mon couple»
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Suicide à Barlow: «Mes beaux-parents ont détruit mon couple»
Assise, avec son fils de 5 ans dans les bras, Sachita Faugoo, 28 ans, explique qu’elle ne sait plus comment trouver le courage d’affronter tous ces regards braqués sur elle. Sa vie a viré au cauchemar le 23 avril. Lorsque son mari a commis l’irréparable et l’a, qui plus est, forcée à assister à toute la scène. Pour ses beaux-parents, c’est elle la fautive. Elle l’a, disent-ils, poussé à bout de par ses infidélités.
Interrogé, la jeune femme donne une toute autre version. Ce sont les parents d’Amitraj qui minaient notre couple, affirme-t-elle. Et non, elle ne trompait pas son époux, lance Sachita, catégorique.
«Mes beaux-parents ne m’aimaient pas depuis notre mariage. Ils ne cessaient de m’insulter devant des proches», confie-t-elle. Même devant son mari, ils la dénigraient, souligne-t-elle. «Ils critiquaient tout, ma manière de m’habiller, les heures auxquelles je rentrais à la maison… Ils ne cessaient de me répéter qu’ils allaient me faire quitter la maison. J’ai tenu le coup aussi longtemps que je pouvais», affirme Sachita.

La belle-famille de Sachita Faugoo. Ils accusent cette dernière d’avoir poussé Amitraj, son mari, au suicide.
C’est la raison pour laquelle, explique-t-elle, elle a quitté le toit conjugal. Et a même envisagé le divorce. Le couple ne se voyait alors que chaque quinzaine, lorsqu’elle amenait son fils à son père pour deux jours, selon le droit de visite accordé à Amitraj. «Ce dernier était triste. Et cela m’attristait de le voir ainsi. Quelques jours avant mon retour au domicile conjugal, mon mari et moi nous nous sommes vus. On a passé de très bons moments ensemble», se remémore-t-elle.
Comment alors expliquer le geste de son mari ? Ce jour-là, il avait bu, explique-t-elle. Pour fêter comme il se doit l’anniversaire de sa femme, il lui avait préparé une surprise : un gâteau d’anniversaire et une bouteille de champagne qu’ils devaient ouvrir à minuit. Et lorsque son mari est venu lui souhaiter un joyeux anniversaire, Sachita s’était cependant braquée. «Je lui ai dit que je ne couperais pas de gâteau car cela porte malchance. Ma famille y croit fermement. Mais il a insisté. Je n’ai pas voulu lui déplaire, mais on a pas ouvert la bouteille de champagne car on risquait de réveiller notre fils Yashveer», explique la jeune femme.
«J’essayais de le convaincre en lui disant que je l’aimais»
Ils sont alors partis se coucher. Mais lorsqu’Amitraj s’est tourné vers elle, Sachita concède qu’elle l’a repoussé. «Il avait consommé de l’alcool et fumé une cigarette. Il savait que je ne pouvais supporter cette odeur», justifie la jeune femme.
Amitraj s’est ensuite endormi mais s’est réveillé quelques instants plus tard. Il a pris sa femme dans ses bras et l’a déposée sur une chaise, sur une terrasse. Sachita explique qu’elle croyait qu’il ne voulait que lui parler. Mais il a ligoté ses mains avec du fil électrique. Comme elle protestait, son mari l’a alors bâillonnée avec le tracksuit de leur fils.
«Voyant mon mari sur le point de commettre l’irréparable, j’ai lutté de toutes mes forces pour me libérer et pouvoir le sauver. J’avais les yeux braqués sur lui et j’essayais de le convaincre en lui disant que je l’aimais. Je ne sais pas s’il m’a entendu», confie Sachita.
Et lorsqu’elle a réussi à se libérer, elle a accouru vers son mari, le tenant par le dos. A l’intention de ses beaux-parents, elle affirme qu’elle ne cessait de crier «Ma, Pa, vinn guete» pour les alerter. Mais, selon les dires de la jeune femme, ce n’est qu’au bout de quelques minutes que sa belle-mère est apparue suivie de son beau-père. «Avec l’aide de ce dernier, je suis parvenue à dénouer la corde autour du cou d’Amitraj. On l’a allongé sur le sol. Mon beau-père a appelé les secours alors que j’essayais désespérément de le ranimer. Tantôt en pressant sur sa poitrine, tantôt en lui donnant des claques», raconte Sachita. Mais rien n’y a fait. Amitraj avait rendu l’âme.
«Après les funérailles, ma belle-famille m’a dit de quitter la maison avec mon fils. Ils ont menacé de me frapper», déclare Sachita. Depuis, elle a retrouvé le toit parental à Goodlands.
Pourtant, lorsqu’elle avait décidé de revenir sous le toit conjugal, ils comptaient refaire une nouvelle cérémonie de mariage pour marquer un nouveau départ. «Au lieu de quoi, j’ai assisté aux funérailles de mon mari. On ne m’a même pas laissé porter mon mangalsutra. Et on ne m’a pas autorisé à le toucher…» lâche Sachita, amère et désemparée…
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