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Programme de dépistage : La Standard Chartered Bank aide 15 000 enfants à mieux voir

26 octobre 2013, 20:00

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Programme de dépistage : La Standard Chartered Bank aide 15 000 enfants à mieux voir

Dans le cadre de son projet «Seeing is believing», l’institution bancaire est intervenue depuis mai 2012 auprès de 261 écoles primaires de l’île et compte poursuivre son action à Rodrigues.

 

Lutter contre la cécité évitable dans le monde d’ici 2020, c’est le pari pris depuis 2003 par le groupe bancaire international Standard Chartered, à travers un projet intitulé «Seeing is believing». Projet dont la branche mauricienne est partie prenante depuis mai 2012, en intervenant auprès des élèves de la Standard I de 261 écoles primaires publiques de l’île, grâce à un partenariat avec le ministère de l’Éducation et l’association des opticiens de Maurice. Depuis, 15 000 enfants ont été soumis à un dépistage visuel et 250 parmi les 1 818 qui présentaient des problèmes de vue ont bénéficié gratuitement de verres correcteurs.

 

Audrey Petit, six ans, se déplace avec aisance dans le petit salon de la StandardChartered Bank à Ébène où elle est venue raconter son vécu de bénéficiaire du projet. Les verres correcteurs qu’elle porte à un si jeune âge n’ont pas l’air de l’affecter. Elle a jeté son dévolu sur un jeu de quilles et Sabrina, sa mère, qui exerce comme coiffeuse à domicile, laisse faire. Depuis janvier, la gamine est scolarisée à la Jules Koenig Government School.

 

Le hasard du placement a fait qu’elle soit assise parmi les derniers rangs. Or, elle avait souvent des difficultés à voir le tableau. «Je voyais flou et j’avais du mal à copier ce qui était écrit au tableau. Parfois,je faisais des fautes dans mon cahier», raconte-t-elle. Elle n’en parle ni à l’institutrice ni à sa mère, de peur de se faire gronder. Sabrina voyait bien que sa fille avait les yeux rouges quelquefois mais elle était loin de se douter qu’Audrey avait une malformation congénitale nécessitant le port de lunettes.

 

Mère comme fille l’ont su à l’issue du test de dépistage visuel de la Standard Chartered Bank. Il y a quelques mois, Sabrina a reçu une lettre du directeur de l’école l’informant qu’elle devait emmener Audrey chez l’optométriste Rechad Nazir à Beau-Bassin pour un examen de vue. C’est ainsi que le problème d’Audrey a été découvert. On leur a gracieusement offert la consultation et la paire de lunettes adaptées. Sabrina est soulagée car il lui aurait été difficile de trouver la somme requise pour cette dépense, d’autant plus qu’elle est mère de trois enfants et que les revenus de son compagnon sont modestes.

 

Audrey de même que plusieurs autres enfants ont ainsi pu trouver une solution à leurs problèmes de vue qui, bien souvent, mènent à l’échec scolaire s’ils ne sont pas pris en charge à temps. Poussant plus loin son engagement, la Standard Chartered Bank a fait participer ses employés directement à ce programme innovant.

 

Grâce à l’Employee Volunteering, qui requiert que chaqueemployé du groupe consacretrois jours annuellement àune bonne cause, la branchemauricienne a mis à contributionses 90 employés quiont ainsi effectué le dépistagevisuel dans les écoles de l’îledurant l’année écoulée. Munisde simples chartes ou detableaux optométriques surlesquels figurent des lettres, ilsse sont tenus à une distancede six mètres de chaque enfantqui devait identifier leslettres inscrites. Ceux qui plissaientles yeux, bafouillaientou commettaient des erreursétaient ainsi référés à un optométristede l’association pourdes examens.

 

Participation des employés

 

Pamela Goolamally, Administrative Assistant à la banque, s’est portée volontaire pour faire ce dépistage et ne l’a pas regretté. «J’ai dûvoir environ 90 enfants. Onne pense pas toujours que si un enfant n’arrive pas à lire à l’école, c’est qu’il a un problème de vue. Certaines des lettres figurant sur les chartes et que des enfants n’ont pu identifier étaient si grosses que je me suis demandé comment leurs parents n’avaient pas remarqué cette déficience avant».

 

Son collègue, Vivek Urjoon, Client Coverage Manager, s’est aussi prêté au jeu dans diverses écoles. «Nous avonscertes un engagement vis-à-visde nos clients mais aussi un devoirenvers la société», dit-il pour expliquer sa motivation. Il a dépisté environ 200 enfants. «Le problème est réel et constitue un obstacle à l’éducation de l’enfant. Je déplore le fait que certains instituteurs se montrent indifférents et ne signalent pas ce type de problème qu’ils auraient remarqué en côtoyant quotidiennement ces écoliers.»

 

La vie scolaire d’Audrey Petit a changé depuis qu’elle porte des lunettes. «J’arrive à bien suivre toutes mes classes», affirme-t-elle. Dalinee Soondrum, Head of Corporate Affairs à la banque estime que le programme est loin d’être terminé, bien «qu’un premier défi ait été relevé avec enthousiasme et fierté par les employés et les partenaires du programme. C’est un programme qui rejoint le projet phare de notre groupe, ‘Seeing is believing’, avec un enjeu mondial à la clé : l’éradication de la cécité évitable d’ici 2020. À Maurice,nous comptons poursuivre notre action de dépistage visuel auprès des écoliers de Standard I en 2014, toujours avec le soutien de nos partenaires.»

 

Dalinee Soondrum ajoute que la Standard CharteredBank est convaincue qu’un dépistage et une prise en charge précoces des problèmes de vue peuvent améliorer l’accès au programme scolaire et à l’éducation. «Il est aussi prévu, dans notre action,une mise en place de chartes et de tableaux éducatifs dans les écoles, ce qui aidera d’une part les instituteurs à identifier les écoliers qui ont un problème visuel. D’autre part, à travers ces supports, les parents seront informés des liens entre l’alimentation et la bonne santé des yeux.»Et de conclure : «Un de nos souhaits est d’étendre ce programme à Rodrigues et detravailler avec les instituteurs et les opticiens sur place. Notre engagement en ce sens est sur le long terme

 

 

 

 

 

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