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Drogues dures: les consommateurs de plus en plus jeunes

20 octobre 2013, 19:45

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Drogues dures: les consommateurs de plus en plus jeunes

Treize ans. C’est l’âge moyen d’un garçon qui consomme des drogues dures pour la première fois. Tel est le constat des travailleurs sociaux. Pour une fille, l’initiation tournerait autour de 16 ans. Un constat alarmant qui inquiète dans le milieu…

 

Le sujet a également été abordé aux Assises de l’éducation qui se sont déroulées durant la semaine. Présente, la Brigade des mineures avait notamment attiré l’attention des acteurs dans le secteur sur le nombre grandissant d’étudiants rapportant des substances illicites à l’école. Même constat du côté des travailleurs sociaux. La situation devient d’autant plus inquiétante que les adolescents ont aujourd’hui accès beaucoup plus facilement à ces substances. Parmi les drogues dures : héroïne, opium et codéine.

 

Au cours des trois dernières années, indique-t-on au centre Idrice Goomany, nombre de jeunes hommes qui s’y rendent avouent avoir touché à la drogue pour la première fois à peine leur puberté entamée, et souvent en groupe. «Auparavant nous avions des adultes de 25 ans qui venaient nous voir. Ils disaient avoir tenté leur première expérience à 18 ans ou 19 ans. À présent, ils s’y adonnent de plus en plus jeunes», explique Imran Dhannoo, un des responsables du centre de désintoxication Idrice Goomany, à Plaine-Verte.

 

 

Désormais, poursuit-il, ce sont davantage des jeunes âgés de 18 ans qui viennent au centre. La plupart du temps, déplore-t-il, ces derniers comptent déjà plusieurs années de dépendance. «Quand nous rencontrons les jeunes, ils sont déjà à un stade avancé de grande détresse et souhaitent à tout prix sortir de ce fléau.»

 

Autre constat tout aussi accablant que font les travailleurs sociaux : les «nouvelles drogues» sont, elles aussi, beaucoup plus accessibles et plus dangereuses que celles qui sont déjà connues. «Ce qui se passe actuellement c’est qu’il y a des mélanges très nocifs qui se font à partir de substances chimiques légales. Ensuite, le produit émanant de ces mélanges circule parmi les consommateurs de drogues», constate Imran Dhannoo. Le pire, ajoute-t-il, est que personne ne sait réellement ce que contiennent ces produits.

 

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