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Discothèques illégales : 27 contraventions dressées rien qu’en une journée

5 août 2013, 11:30

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Discothèques illégales : 27 contraventions dressées rien qu’en une journée

 

Les autorités se mobilisent après la plainte des propriétaires de boîtes de nuit. Dans la nuit du samedi 3 août, elles ont verbalisé pas moins de 27 restaurants qui opéraient comme des discothèques.

 

Depuis le début de l’année, 14 restaurants opérant illégalement comme des bars ont été épinglés. Et rien que durant la nuit du samedi 3 août, les autorités ont presque doublé ce chiffre : 27 restaurants ont été verbalisés à Grand-Baie, Rose-Hill et Flic-en-Flac. Cela, alors qu’en général, durant un week-end, pas plus de deux restaurants sont pris en contravention, relève-t-on dans ce milieu.

 

Cette mobilisation de la police de l’Environnement, de inspecteurs sanitaires, de la police du Tourisme, mais aussi des officiers de la force régulière découle notamment d’une plainte de l’Association of Night Clubs and Private Club Owners, jeudi dernier, faite au commissaire de police. La situation, soutiennent-ils, est devenue ingérable.

 

Avec la présence de ces opérateurs illégaux, souvent des restaurants qui se convertissent en boîtes de nuit, le chiffre d’affaires a baissé de 50 %. «Si cette situation perdure, il nous faudra faire des emprunts à la banque car nous encourons trop de pertes», souligne Sailesh Setahul, assistant secrétaire de l’association et gérant du Queen’s Club à Quatre-Bornes. Il explique que ces opérateurs illégaux «ne payent que Rs 8 000 pour un permis de restaurant et opèrent comme discothèque alors que les boîtes de nuit légales payent Rs 50 000 annuellement à la Tourism Authority». S’ajoutent à cela les frais à verser à la MASA pour pouvoir jouer de la musique. Ce montant s’élève à Rs 48 000 par an. «Il ne faut pas oublier les taxes à payer à la MRA, qui s’élèvent à Rs 6 000 par an. Sans compter la TVA à payer tous les trois mois», s’insurge Sailesh Setahul.

 

Les boîtes de nuit légales opèrent en général les vendredis et les samedis, les deux jours de la semaine où ils peuvent renflouer leurs caisses. Or, fait valoir Sailesh Setahul, «ces restaurants travaillent toute la semaine et ajoutent à leurs profits les consommations qu’ils vendent en opérant comme boîtes de nuit». Pourtant, selon le règlement de la Tourism Authority, les restaurants peuvent opérer jusqu’à minuit. «Mais la réalité est différente, les vendredis et samedis ils travaillent jusqu’aux petites heures du matin», dit-il à l’express. Ce qui pose aussi problème, c’est que n’ayant pas beaucoup de frais, les restaurants convertis en boîtes de nuit offrent l’entrée gratuite. «Ils nous prennent donc notre clientèle. De notre côté, nous devons rendre l’entrée payante car tous les clients ne consom-ment pas forcément», déclare le gérant du Queen’s Club.

 

 

Le pire, c’est que certains de ces restaurants opèrent à côté des discothèques enregistrées. «Il y en a plusieurs à côté de ma boîte de nuit. Il est temps que les autorités s’activent», lâche Yan Morewa, propriétaire d’une boîte de nuit à Flic-en-Flac «A moins, poursuit-il, que toutes les boîtes de nuit enregistrées payent seulement Rs 8 000 pour régulariser la situation.»

 

 

«Depuis que nous recevons ces plaintes, nous avons augmenté le nombre de nos inspections en collaboration avec la police du tourisme et le ministère de la Santé», explique de son côté un officier de la Tourism Authority. Les descentes se font à Grand-Baie et à Flic-en-Flac en particulier. «Les Plaines-Wilhems sont aussi concernées et on établit des contraventions sévères.» L’amende varie entre Rs 5 000 et Rs 50 000 et le contrevenant risque une peine d’emprisonnement n’excédant pas deux ans.

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