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Des métiers qui rapportent gros dans le viseur de la MRA

29 juillet 2013, 03:55

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Des métiers qui rapportent gros dans le viseur de la MRA

La Mauritius Revenue Authority (MRA) traque la poule aux œufs d’or. Cela afin de réduire le nombre de cas d’évasion fiscale. Ce sont les marchands ambulants et les enseignants qui seront en première ligne.

 

Ils ont choisi de travailler pour leur propre compte et leurs métiers rapportent gros. Eux ce sont les marchands ambulants, les enseignants qui donnent des leçons particulières, boutiquiers, restaurateurs ou encore les propriétaires de magasins. Souvent réticents à déclarer leurs avoirs, ces individus sont suivis de près par la MRA. Comment la MRA traque-t-elle ces «fraudeurs» ?

 

Interrogé par l’express, un haut responsable de la MRA précise que plusieurs éléments sont pris en considération avant d’identifier les «potentiels fraudeurs». L’institution passe au crible les acquisitions de la personne, comme par exemple les voitures de luxe, des propriétés ou des voyages effectués à l’étranger. Ceux-ci servent à mettre la puce à l’oreille, voire confirmer les soupçons provenant du service intelligence.

 

«Les transactions nous proviennent de différentes sources. Du moment qu’il y a une variance importante dans les transactions, un audit est initié», explique le responsable. Ainsi, la personne peut faire l’objet de surveillance. Selon les recoupements de l’express, des officiers de la MRA peuvent observer une personne soupçonnée de ne pas déclarer ses avoirs, pendant une période assez conséquente. Un enseignant du primaire, retraité à présent, se confie à l’express. «La MRA m’a observé pendant deux semaines. Ils étaient devant chez moi, pendant que je donnais des leçons particulières. En estimant le nombre d’élèves qui faisaient des allers retours, ils m’ont ensuite réclamé l’argent des taxes que je devais», indique-t-il. L’argent, il le cachait dans sa maison, et ce, pendant plusieurs années.

 

En effet, ces «business men» ont recours à toutes sortes d’idées pour gérer leur argent. Selon nos informations, certains construisent des «cachettes» dans leurs maisons. «J’ai eu un ami enseignant qui entassait son argent dans de gros sacs et qui les donnait à son frère qui vit à l’étranger. Celui-ci emportait l’argent dans sa valise lors de ses déplacements», indique l’enseignant retraité. Il poursuit qu’un autre de ses amis allait déposer des «valises pleines d’argent» chez des proches, dès qu’il soupçonnait que les officiers de la MRA pouvaient débarquer.

 

En ce qui concerne les marchands ambulants, qui sont aussi de gros importateurs, la MRA indique que tout individu peut importer des produits (dans leurs valises ou par cargo) dans le pays. Ceci faisant, ils paient les frais de douane et la TVA. Que se passe-t-il une fois les «fraudeurs» sont confrontés par la MRA ? «La personne doit pouvoir expliquer les variances dans ses avoirs, et le prouver si nécessaire», ajoute le responsable. Au cas contraire, la personne doit payer le montant réclamé par la MRA pour les taxes. «Si la personne accepte de coopérer et de payer sans contestations, les pénalités sont soit réduites ou éliminées», ajoute-on au niveau de la MRA.

 

 

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