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Trafic d’enfants : sixième arrestation après les confidences de deux autres victimes
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Trafic d’enfants : sixième arrestation après les confidences de deux autres victimes
La CID de Port-Louis Nord a procédé à une autre arrestation dans le cadre d’un trafic d’enfants mis au jour durant le week-end dernier. Après la déposition d’une adolescente de 15 ans, deux autres victimes sont sorties de l’ombre…
Elles ont raconté avec force détails comment elles ont été entraînées «de force» dans ce business par la mère d’une adolescente de 15 ans. Elles, ce sont deux adolescentes de 16 et 14 ans qui sont venues de l’avant, mardi 23 juillet, après les dénonciations de cette dernière. C’est suivant les déclarations de cette fille de 15 ans que laCriminal Investigation Division (CID) a pu mettre au jour ce réseau de trafic d’enfants, où une des filles confie avoir été contrainte de «vendre son corps».
Et, ce mercredi 24 juillet, la police a procédé à sixième arrestation : celle de Catherine Nina, âgée de 25 ans, une habitante de Cité La Cure. Elle devrait comparaître au tribunal de Port-Louis dans le courant de la journée. Les enquêteurs la soupçonnent, en outre, de se livrer à un tel trafic avec des mineures dans la région de Mon Choisy et Grand-Baie.
Après les dénonciations de sa fille, la mère a été arrêtée samedi dernier après l’interpellation de deux de ses amies la veille. Deux hommes ont également arrêtés dans cette affaire. François Motet, un ancien cadre d’une usine sucrière, âgée de 61 ans a été coffré lundi et a été admis en clinique après avoir été pris de malaise. L’adolescente de 15 ans a rapporté avoir eu des relations sexuelles avec ce dernier à pas moins de 15 reprises.
Coorana Naraynassamy, 48 ans, dit Alan, gérant d’un restaurant à Mon-Choisy aurait, lui, agi comme agent et aurait véhiculé la victime dans la région. Il aurait également eu des relations sexuelles avec la jeune fille.
L’autre victime, âgée de 16 ans, a pour sa part confié aux enquêteurs que c’est en janvier qu’elle a commencé à «vendre son corps». A plusieurs reprises, elle se serait rendue dans la maison que squatte la mère de l’adolescente de 15 ans. Chaque client qu’elle recevait lui remettait entre Rs 400 et Rs 500. De ces sommes, elle ne percevait que la moitié de l’argent.
Quant à l’adolescente de 14 ans, elle affirme que c’est Christiane Momus qui l’aurait introduite à François Motet. Et le sexagénaire lui aurait donné Rs 2 000 pour ses «services», desquelles Rs 500 avaient été «prélevées».
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