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Caterino : «Je ne suis pas un risque pour la société»

4 novembre 2008, 01:00

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«Il faut prendre en considération qu?en France il n?y a pas des poursuites pénales prévues. Dès que j?ai su que j?avais transporté des substances interdites, j?ai reconnu mes torts et j?ai coopéré avec la police. Je ne suis pas un risque pour la société mauricienne, d?autant plus que je sais très bien que je ne pourrai pas revenir à Maurice.»

Ces propos ont été tenus hier matin devant la cour intermédiaire par Christophe Laurent Louis Caterino, chef de cabine chez Air France. Il a été jugé coupable de possession de 51 877 tablettes des comprimés Subutex, un produit prohibé. Le magistrat Pritviraj Fekna, qui a présidé ce procès, devait prononcer la sentence lundi mais l?audience avait été renvoyée à hier.

Il a entendu les arguments supplémentaires de Me Ivan Collendavelloo, Senior Counsel, avocat de l?accusé et de Me Shahnawaz Namdarkhan, State Counsel et fera connaître sa décision le 19 novembre. Christophe Caterino saura alors s?il devra subir une peine de prison ou s?il devra s?acquitter d?une amende.

Dans sa plaidoirie, Me Collendavelloo a argué que le Subutex n?est pas un produit aussi dangereux que d?autres drogues dures, telles que l?opium ou l?héroïne. Il a invité le magistrat à infliger une amende à son client, et non une peine d?emprisonnement.

L?avocat s?est référé à l?affaire Sada Curpen, accusé de trafic de Subutex alors que son client est coupable d?avoir transporté des valises contenant des produits prohibés. Une amende, a dit Me Collendavelloo, «will meet the end of justice».

Me Shahnawaz Namdarkhan a déclaré ne pas partager cet avis. Il a relevé la grande quantité de Subutex trouvée en possession de l?accusé ainsi que la valeur marchande du produit. Pour Me Namdarkhan, une peine de prison est justifiée pour Caterino?

C?est le 14 mai 2007 que Christophe Caterino était arrêté à l?aéroport sir Seewoosagur Ramgoolam. Il avait 51 877 tablettes de comprimés Subutex en sa possession. Arrêté, il déclare aux enquêteurs : «J?accepte et je reconnais mon tort. Oui, je suis d?accord». Il explique, dans sa déposition, qu?il a débarqué vers 5 heures, qu?il est passé par le couloir «rien à déclarer», mais que les douaniers l?ont intercepté pour une vérification de ses valises.

Quand les douaniers ouvrent une première valise, reconnaît-il, un grand nombre de tablettes de Subutex est découvert. D?autres comprimés de Subutex sont aussi trouvés dans une deuxième valise. Caterino explique à la police que les valises appartiennent à un dénommé Mikaeel.

Il dit qu?il n?avait aucune notion du contenu des valises et qu?il ne pouvait savoir qu?elles contenaient des comprimés de Subutex.

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