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Baisse du prix du fertilisant
«Comme les prix des matières premières ont baissé sur le marché international, nous avons revu les prix de nos produits finis pour aider la communauté agricole. Cette baisse arrive à un moment opportun. Les planteurs s?activent actuellement à fertiliser leurs champs», lâche Harold Ng, directeur exécutif de la Mauritius Chemical & Fertiliser Industry (MCF). Cette baisse, de l?ordre de 10 à 20 %, entre en vigueur aujourd?hui et elle s?appliquera sur une vingtaine de variétés d?engrais produits par la MCFI.
La MCFI importe des matières premières d?Europe, d?Afrique du Sud et du Moyen- Orient. Celles-ci sont ensuite mélangées avec d?autres produits à Maurice pour la fabrication de fertilisants tant pour les plantations sucrières que vivrières. Environ 70 % de la production de MCFI sont destinés au marché local et, le reste, à l?exportation.
Pour la variété Nitrogen- Phosphore- Kalium/Potassium (NPK)- 13-13-20 + 2 MgO, le nouveau prix est de Rs 23 750 la tonne, soit Rs 1187 pour le sac de 50 kg. Pour d?autres variétés d?engrais comme NPK 17-8-23, NPK 21-0-21 et NPK 15-5-18, les nouveaux prix sont respectivement de Rs 25 330, Rs 23 990 et Rs 21 440 la tonne. Les sacs de 50 kg sont respectivement de Rs 1 266, Rs 1 199 et Rs 1 072.
Ventes en baisse
Les lettres NPK sont les symboles chimiques des trois principaux éléments nutritifs des engrais nécessaires aux plantes pendant leur développement. Ces nutritifs sont mélangés en différentes proportions avec d?autres produits par rapport aux cultures envisagées.
La consommation d?engrais granulés a considérablement baissé ces deux dernières années, passant de 42 000 à 31 000 tonnes à cause des hausses de prix. De décembre 2006 à juillet 2008, ces augmentations ont atteint entre 138 % et 231 % sur le marché local, dépendant de la variété de produits.
«Ces augmentations ont eu un effet sur les plantations sucrières. Les planteurs utilisent moins de fertilisants. Cela peut affecter le rendement des champs. Les ventes des fertilisants ont baissé en volume, même si en valeur ce n?est pas le cas», Dineshsing Goburdhun, directeur général de la Mauritius Cooperative Agricultural Federation (MCAF). «Les planteurs, ajoute-t-il, ne peuvent pas faire autrement. Les coûts de production augmentent alors que les revenus chutent avec la baisse des prix de l?Union européenne.»
D?ailleurs, en raison du coût élevé des fertilisants, le Mauritius Sugar Industry Research Institute recommandait aux planteurs d?appliquer seulement 80 % du taux qu?ils utilisent normalement pour que leurs activités soient économiquement rentables.
«Si les cours mondiaux sont à la baisse, c?est tout à fait normal que le prix baisse sur le marché local. Mais nous ne savons pas le pourcentage de cette baisse. Toute baisse sera un avantage pour les planteurs comme pour les consommateurs», commente Noorani Hausseea, planteur de légumes à Triolet.
«Nous pourrons mieux travailler s?il y a baisse de prix. Car, au cours des trois dernières années, il y a eu beaucoup de planteurs qui se sont vu dans l?obligation d?abandonner leurs plantations», ajoute Noorani Hausseea.
Mais est-ce que les prix des légumes vont baisser ? Difficile à dire. Car, malgré les hausses considérables de prix ces trois derniers mois, les prix des légumes sont restés très abordables.
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