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Le conseiller a recours à la grève de la faim
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Le conseiller a recours à la grève de la faim
Il a tout fait pour que son village, L?Epérance-Trébuchet soit inclus parmi les villages qui obtiennent des lampadaires et des équipements pour les terrains de jeux. Il avait interrogé le président, écrit des lettres, fait des appels téléphoniques. Mais rien n?y fit. Roopesh Awootar, District Councillor, s?est alors inspiré de la philosophie de Gandhi pour que les choses bougent dans son village. Il a entamé une grève de la faim. Qui n?a duré que quelques heures. Deux jours après le conseil des districts décidait de changer les ampoules des lampadaires et donnait le feu vert au service de voirie.
Ceux qui ont suivi le Full Council, qui a eu lieu le 7 octobre à Mapou ont sûrement appris à connaître ce jeune homme. Enseignant ? il travaille au collège Mayflower de Brisée-Verdière) ? il a volé la vedette aux autres conseillers. Se retrouvant parmi la minorité, il avait adressé une série de questions au président et au vice-président. Maîtrisant la langue de Shakespeare avec perfection, il disait ne pas comprendre pourquoi son village n?obtenait aucune ampoule ou encore avait été rayé de la liste des villages ayant droit à des attractions pour le jardin d?enfants. Le président avait répondu que sa requête serait considérée ultérieurement.
Le jeune homme, pourtant unique élu d?une liste de candidats proposée par son parti, a été approché par la majorité des conseillers pour représenter le village au sein du conseil des districts. «J?ai obtenu tout le soutien des autres conseillers pour faire bouger les choses dans mon village. Rien de concret n?était sorti de mes démarches».
Pas sur la liste
Ropesh Awootar ne comprenait pas pourquoi certains villages avaient jusqu?à 12 ampoules, mais rien pour le sien. «J?ai plaidé pour que j?en ai au moins deux. Et j?étais très en colère quand j?ai appris que L?Epérance-Trébuchet avait été rayé de la liste des villages pour obtenir des jeux». Est-ce parce qu?il avait marché avec la minorité qu?il a été boycotté ? «Non, je ne peux pas accepter qu?on me pousse du côté de la minorité. Quand j?ai été appelé à représenter mon village au conseil des districts, j?ai donné tout mon soutien au tandem Woochit-Seetah. Ils ont été présidents en 2006-2007. Ces derniers étaient, au début d?accord pour que Ravin Sowamber soit président en juin de cette année. Mais à la dernière minute, quand un groupe majoritaire décida de «lâcher» Ravin Sowamber pour faire confiance à Subiraj Daby (qui a été élu dans un premier temps, mais qui a dû démissionner par la suite, j?ai tout fait pour qu?il y ait un accord entre toutes les parties concernées, mais en vain. Par la suite, j?ai accordé mon soutien au tandem Woochit-Seetah, mais une majorité s?est dessinée en faveur de Subiraj Daby».
Roopesh Awootar soutient qu?il était d?accord pour que Ravin Sowamber soit appelé à prendre les rênes du conseil des districts. Le jeune conseiller s?est senti humilié quand le vendredi 24 octobre dernier, le président a appelé tous les conseillers de l?Espérance-Trébuchet dans son bureau, sauf lui.
«J?ai été choisi pour discuter des projets au sein du conseil, mais le président avait choisi de m?exclure de toute discussion. Il a dit que j?étais trop bavard et qu?il ne discuterait pas avec moi. Je n?ai eu alors d?autre recours que cette grève de la faim pour faire bouger les choses». Quelques heures après son action, il y a eu une série d?échanges téléphoniques et on lui a promis que le lundi suivant, il y aurait «des développements» pour son village. Effectivement, les choses ont dès lors évolué positivement.
A ceux qui avancent qu?il a voulu faire un show médiatique, Roopesh Awootar répond sereinement qu?il a entrepris cette action pour que son village obtienne satisfaction. Et le résultat est là.
Alors prochain président du conseil des districts ? «Pourquoi pas si l?occasion se présente ?» S?intéresse-t-il à la politique ? «Pourquoi pas aus-si» ? En tout cas, il est bien parti pour une carrière politique. Surtout après une démarche aussi audacieuse.
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