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Les prix de la farine, de l?huile comestible et du riz baissent
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Les prix de la farine, de l?huile comestible et du riz baissent
De bonnes nouvelles pour les consommateurs. Le prix de la farine va baisser à partir de janvier. Mais, dans les prochains mois, le prix de huile comestible et du riz devraient suivre la même tendance. Le ministre des Finances, Rama Sithanen, a annoncé hier la baisse du prix de la farine lors d?une conférence de presse. Il a évoqué la baisse des prix des denrées alimentaires et matières premières sur le marché international. «J?espère que ces baisses seront répercutées sur les consommateurs le plus vite possible.»
Car, sur le plan international, des signes d'amélioration sont perceptibles au niveau de la production. La récolte 2008-2009 va battre les records. Selon la Food and Agricultural Organisation, la production mondiale alimentaire devrait augmenter de 4,9 %, notamment grâce à l'extension de la culture du blé. Ces perspectives ont permis une baisse des prix depuis six mois sur les marchés mondiaux. Après avoir culminé à Rs 12 500 (300 euros) la tonne en septembre 2007, les cours du blé sont descendus à Rs 5 740 (140 euros). Café, cacao, sucre, soja et coton ont suivi la même courbe descendante.
Siddick Rostom, importateur, estime que les Mauriciens doivent jouir de la baisse des prix de plusieurs produits, dont le riz. Il cite aussi l?huile comestible dont la tonne sur le marché mondial est passé de $1 500 à $900. Paul Clarenc, general manager de Mauritius Oil Refineries Ltd, estime que le prix de l?huile va baisser mais qu?il est difficile de difficile de dire quand cela interviendra.
Le prix des gros pois a déjà enregistré une baisse de 50 %. D?ailleurs, Veemarlaine Veerapen, directeur de Veerapen JM Ltd, importateur local, souligne : «Le pois du Cap - importé de Madagascar - est passé de Rs 25 à Rs 15 le sachet.»
Pour 2008, selon les tendances passées, les importations sont estimées à Rs 130 milliards. Cela portera le déficit commercial à Rs 57 milliards. Elles ont été de Rs 115 Mds en 2006 et Rs 121 Mds en 2007. Les importations de denrées alimentaires estimées à Rs 20 milliards pour 2007 concernent surtout poisson, viande, riz, blé, céréales, lait et produits laitiers, légumes, fruits. Les autres importations majeures sont les produits pétroliers, pharmaceutiques, les fertilisants, le ciment, le coton et l?acier. Elles viennent surtout d?Inde, de la Chine, de la France et de l?Afrique du Sud.
<B>Alain BARBÉ</B>
<B>Droit à l?information ? </B>
Hier, Ranjit Singh Soomarooah, le directeur général (DG) de la STC, a choisi de communiquer les nouveaux prix des produits pétroliers exclusivement à la MBC. A l?issue de la réunion de l?Automatic Pricing Mechanism, à 16 heures 30, les journalistes ont été interdits d?accès aux bureaux de la STC alors que les caméramen de la MBC étaient les seuls admis. Irrités, les journalistes ont exigé des explications. Un préposé de la communication à la STC leur a répondu que celle-ci communiquera les chiffres samedi à 10 heures. Visiblement, la STC avait décidé de réserver la primeur de l?information à la MBC. Est-ce par esprit de clanisme ou parceque certains potentats se croient propriétaires d?une information qui est d?intérêt public ?
<B>Fidèle HONVOU</B>
● <B> Essence : Rs 39.80 le litre
● Diesel : Rs 41 le litre</B>
Les prix des produits pétroliers baissent à partir d?aujourd?hui. Le litre d?essence passe de Rs 46.80 à Rs 39. 80 (-14,9%). Le diesel passe de Rs 51.80 à Rs 41 (-19,9%). L?huile lourde passe de Rs 18.97 à Rs 16.13 (-15%). Cette décision a été prise hier par le comité de l?Automatic Pricing Mechanism. A partir de décembre, les réunions du comité APM seront mensuelleq. Lors d?une conférence de presse hier le ministre des Finances, Rama Sithanen, a dit que ces baisses entraîneront des «pertes substantielles» pour la State Trading Corporation, qui seront «absorbées au cours des prochains mois, jusqu?à la fin de la présente année financière». A partir du ler décembre la limite d?augmentation ou de baisse sera au maximum de 7,5% contre 20%. Mais le taux minimal reste à 2,5%.
«Ces baisses vont aider à soulager la population. Nous voulons envoyer le bon signal aux opérateurs économiques, aux petits entrepreneurs, à la zone franche et aux secteurs de la construction et du tourisme.» Mais en même temps, à son avis, le gouvernement prend des risques. «Car nous ne savons pas quel sera le prix des produits pétroliers jusqu?à décembre et nous ne savons pas quel sera le taux du dollar. Nous avons des pertes à couvrir.»
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