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La Colombie radie des militaires

31 octobre 2008, 01:00

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L?armée colombienne a radié 27 officiers, dont trois généraux, mis en cause dans la disparition de jeunes gens dont les corps ont été découverts dans des charniers à des centaines de kilomètres de chez eux. Ces sanctions ont été annoncées par le président Alvaro Uribe après une série de critiques formulées par des associations de défense des droits de l?homme sur l?implication supposée des forces de sécurité dans la mort de civils, présentés ensuite comme des guérilleros tués au combat.

Uribe, qui a reçu des milliards de dollars des États-Unis pour combattre la rébellion marxiste et le trafic de drogue, a précisé qu?une enquête interne aux forces armées avait mis en lumière des négligences, voire l?implication possible d?officiers dans ces crimes. « Nous ne pouvons tolérer aucune violation des droits de l?homme », a-t-il dit dans une allocution au palais présidentiel, avec à ses côtés les chefs des forces armées. Les résultats de l?enquête, qui met aussi en cause quatre colonels, seront remis au bureau du procureur général, a-t-il précisé.

Le ministre de la Défense, Juan Manuel Santos, a récemment reconnu que certains officiers poussaient leurs hommes à « faire du chiffre » dans la lutte contre la guérilla, les groupes paramilitaires et les cartels de drogue, c?est-à-dire à présenter des bilans erronés des affrontements pour servir leur carrière. L?affaire a débuté en septembre après la découverte de fosses communes contenant les corps de 19 jeunes gens originaires de Bogota, disparus après avoir été embauchés pour travailler dans le nord-est du pays. « Enfin, le gouvernement colombien admet qu?il y a un problème en matière de droits de l?homme dans ce pays et qu?une action est nécessaire pour le résoudre. Cette action doit être judiciaire », a déclaré Susan Lee, directrice du programme Amériques à Amnesty International. Les trois généraux mis en cause ont déclaré qu?ils acceptaient la décision d?Uribe tout en clamant leur innocence.

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