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Sanjay Prayag, vice-président de la «Pharmaceutical Association of Mauritius»
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Sanjay Prayag, vice-président de la «Pharmaceutical Association of Mauritius»
● <B>Demain, le 20e Salon de la Pharmacie ouvre ses portes. Quel est le but de ce Salon ? </B>
C?est un rassemblement où les professionnels de la région peuvent échanger leurs idées, des informations sur les derniers développements en matière de médicaments, sur les traitements et la prise en charge du patient. C?est un genre de formation continue, une mise à niveau de la profession. Une centaine de pharmaciens mauriciens y seront présents, mis à part ceux de la région.
● <B>Quels sont les sujets que vous allez aborder ? </B>
Le thème de cette année sera la douleur. Les intervenants parleront, entre autres, de la douleur aiguë ou chronique, de l?arthrose, la migraine, les douleurs aux extrémités. Bref, toutes les douleurs auxquelles sont confrontées les personnes à différents stades de la vie? Il sera aussi question de l?éthique en pharmacie.
● <B>Sera-t-il aussi question de la sécurité des médicaments durant le congrès ? Car la semaine dernière, 1,5 million de comprimés de paracétamol ont été retirés des stocks des hôpitaux. </B>
L?aspect sécurité est une quête permanente, que ce soit chez les pharmaciens d?officine, ou du milieu hospitalier, ou pour les pharmaciens du public. Nous n?en parlerons pas forcément durant notre congrès, mais cela ne veut pas dire que ce n?est pas un souci omniprésent.
● <B> Une étude française a récemment dénoncé la présence de substances toxiques dans des cosmétiques pour bébés. De grandes marques sont ainsi concernées. Un produit de marque n?est, semble-t-il, pas un gage de sécurité?</B>
Si, mais fabriquer un produit, c?est comme préparer un curry : des dizaines de sous-produits entrent en jeu. Les grandes marques achètent leurs sous-produits de source sûre. Ce qui fait que plus la marque est connue, moins il y a de risques. Mais le risque zéro n?existe pas.
● <B>Quelles sont vos sources d?approvisionnement ? </B>
Nous importons nos produits de l?Inde, du Pakistan, de la Chine, de la Malaisie, de la France, de l?Angleterre, de l?Afrique du Sud et du Kenya.
● <B> Est-ce que tous ces pays sont dignes de confiance ? </B>
Pour la plupart d?entre eux, ça va. Pour d?autres, il faut être plus vigilant.
● <B>L?hôpital de Flacq sera bientôt pourvu d?une unité de pharmacovigilance, visant à détecter les médicaments qui ne répondent pas aux normes. Possédez vous un tel système ? </B>
Nous le faisons déjà, bien que ce ne soit pas une procédure officielle. Par exemple, si un patient nous rapporte un médicament avec lequel il a eu des problèmes, on fait analyser le produit au laboratoire.
● <B>Quelles sont les plus grosses difficultés auxquelles fait face le secteur pharmaceutique à Maurice ? </B>
C?est, premièrement, le contrôle des prix. A Maurice, la marge que nous impose le ministère est parmi les plus basses au monde, ce qui n?est pas suffisant pour assurer une sécurité optimale. Ensuite, les permis pour ouvrir des pharmacies sont délivrés sans égard du ratio entre la densité de population d?une région et le nombre de pharmacies qui y sont implantées. Troisièmement, nous sommes loin des centres de production mondiaux, ce qui augmente nos coûts de fret.
<I>Propos recueillis par</I> <B>Corinne MINERVE</B>
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