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Divali à la lumière des traditions
Cela aurait été tellement plus simple. Mais cela n?aurait pas été le Divali que veut célébrer Yuvani Moothoosamy. Il aurait suffit d?un coup de fil ou d?un petit déplacement pour commander des gâteaux par douzaine.
Tous d?une grosseur régulière et au même parfum. Celui de la fabrication de masse. Tous prêts à temps pour la nuit illuminée de mardi. Evitant ainsi à la mère de famille, de 29 ans de Triolet, les longues heures penchées sur l?huile de friture, à surveiller la cuisson des gâteaux patate (photo), barfi, gâteaux banane et autres douceurs de circonstance.
Mais cela n?aurait pas été le Divali que veut célébrer Yuvani Moothoosamy. «Divali, c?est une fois l?an et je préfère justement prendre le temps de faire des gâteaux alors qu?on peut passer des commandes tout au long de l?année.»
Pendant que sa fille de 8 ans s?amusera avec son «belna zouzou», Yuvani et sa belle-mère seront occupées à fabriquer des gulab jamoun, des rasgula, des baja et des gâteaux piments qui seront distribués mardi «dans une trentaine de maisons».
Gros travail pour cette femme au foyer. Une tâche qui l?occupera dès demain. Des efforts qu?elle consent à faire «parski pass komann li kout ser».
Le partage n?a pas de prix. C?est pour cela que Yuvani tient à ce qu?il soit réussi. «Apre mo kontan kan dimoun gout mo lame». Des compliments qui égayent la fête. Comme les diya que la jeune femme placera devant les fenêtres.
Des lumières électriques ? Les doigts de Yuvani s?arrêtent de pétrir de la farine. «Mo prefer la lamp later pou akeyir Dieu». Inébranlable croyance. Mardi, Yuvani prendra un bain rituel avec du dholl et «delwil zinzli». Purifiant aussi son âme pour laisser entrer la lumière.
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