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Morphée vacille
Pour ou contre. Au fond, peu importe. L?inexorable est inéluctable. Qu?on le veuille ou non, cette nuit, nous passerons tous une heure en moins dans les bras de Morphée. Certes, l?introduction de l?heure d?été contraindra certains secteurs d?activité, tels les centres d?appels, à ajuster leurs opérations. Certes, certains de nos compatriotes voient d?un mauvais ?il ce décalage horaire puisqu?il touchera à leurs habitudes ou rites socio-religieux. Pour autant, on parle là d?un changement et non d?un bouleversement cataclysmique. Parce que le problème, en vérité, n?est pas tant de ce côté-là. Il est plus en amont. Pris par la fébrilité de l?urgence énergétique, on a ressorti le vieux dossier de l?heure d?été. Une panacée, dit-on, dont on n?a pas assez mesuré les impacts probables. Alors, faute d?études précises et publiques, de campagnes de sensibilisation, nous n?avons d?autre choix que d?avancer l?aiguille de nos montres. Et, pendant cette période ensoleillée, il reste à espérer que des études seront menées et les résultats, a posteriori, pris en compte, a fortiori, pour une éventuelle réédition. Morphée, quant à lui, attendra le 28 mars 2009 pour nous bercer une heure de plus?
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