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Compétitivité

22 octobre 2008, 00:00

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<B>Par Nico PANOU</B>

Comment réduire les incidences de la crise financière internationale ? En étant proactif, pensent la plupart des observateurs. Il ne s?agit pas, estiment?ils, d?attendre de subir ses effets (si nous ne les subissons pas déjà) pour chercher une riposte. Les actions préventives demeurent les meilleurs remèdes.

Le ralentissement économique qu?entraînera cette crise sur les marchés des pays occidentaux est maintenant une chose certaine. Les entreprises du secteur de l?export, pour lesquelles ces marchés constituent les principaux débouchés, feront partie, on le sait, de celles qui seront les plus affectées. Mais également d?autres secteurs de l?économie en paieront le prix, en vertu de la loi des débouchés (théorie selon laquelle toute vente d?un produit crée en retour une possibilité de vente d?un autre produit).

À part ces tribulations, les ennuis des entreprises d?exportation viendront d?autres horizons. Elles feront face, particulièrement cette année, à une concurrence encore plus ardue des pays asiatiques. En effet, les devises de ces pays perdent de leur valeur par rapport au dollar américain et à l?euro ce qui leur permet d?offrir des produits à des prix très compétitifs. Pendant qu?en Asie, on affûte ses armes pour accroître le volume de commandes provenant de clients européens et américains (dans un environnement de récession), les entreprises mauriciennes ont du mal à réduire leurs coûts de production.

Malgré les beaux discours, les bonnes décisions tardent toujours à venir, la lourdeur du système empêchant d?agir autrement. Outre la cherté de la main-d??uvre de même que des problèmes technologiques et infrastructurels, les entreprises doivent faire face à des factures énergétiques très élevées. Alors que le cours du baril de pétrole diminue de façon considérable sur le marché international (près de 50 % de juillet à ce jour), et que dans d?autres pays, les producteurs savourent enfin une réduction de leurs charges, ici les choses sont beaucoup plus compliquées. Il faut attendre janvier 2009, à la prochaine réunion de l?Automatic Pricing Mechanism, pour que le prix du carburant soit, dans le meilleur des cas, revu à la baisse.

Entre-temps, plusieurs entreprises mauriciennes auront raté des commandes (et le pays aura perdu des recettes d?exportation), parce qu?elles n?auront pas pu offrir leurs produits à un prix raisonnable, au prix du marché.

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