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Poulet : pas de recours à l?importation
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Poulet : pas de recours à l?importation
Quelque peu déstabilisés par un début d?année difficile, les producteurs de poulet voient le bout du tunnel. Après les hausses de prix à répétition du produit, de même qu?un ralentissement dans la consommation pour des raisons religieuses ? dont des jeûnes dans différentes religions ? les opérateurs du secteur sont beaucoup plus optimistes pour les mois à venir, notamment avec les fêtes de fin d?années qui se rapprochent. Et qui plus est, ils prévoient qu?ils n?auront pas à recourir à l?importation pour satisfaire le marché local.
Ils s?attendent aussi à une stabilisation des prix du poulet sur le marché local.
Thierry de Spéville un des responsables du groupe Food & Allied Industries Limited (FAIL) entreprise qui produit le poulet Chantecler, partage cet optimisme : «Après des moments assez difficiles au début de cette année, avec la flambée des prix des matières premières on ne prévoit pas de hausse du moins jusqu'à décembre.»
Il a fait remarquer que son entreprise a déjà mis en place une nouvelle stratégie pour assurer l?autosuffisance du marché. «On a tout fait à l?avance pour que le marché soit alimenté comme il se doit.» devait-il faire remarquer.
Un responsable de la firme Innodis autre gros producteur de poulet notamment des marques Carmen et Prodigal, va dans le même sens.
Il fait remarquer que le coût de production du poulet a dépassé les 25 %.
Cette année mais «quand même on essaie de maintenir un prix raisonnable.»
Ce sont surtout les petits éleveurs qui éprouvent le plus de difficulté à faire face aux coûts de production en hausse. Il occupent 15 % du marché et produisent 7 000 tonnes du poulet. Estimant que ce sont eux qui permettent au pays d?atteindre l?autosuffisance en poulet, ils avancent que les autorités auraient pu venir avec des mesures incitatives pour les encourager.
Maurice produit 35 000 tonnes de poulet et en consomme la totalité.
Le poulet frais occupe 50% du marché et cette tendance va s?accroître dans les années à venir estime les promoteurs dans ce secteur. chair la plus consommée à Maurice, même si les prix sont entre 10% à 15% plus chers qu?il y a quelques années.
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