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On s?est fait plaisir?
C?était un rendez-vous peu habituel. Une course sur route en cette période de l?année et de surcroît sur une petite distance, en l?occurrence 10 kilomètres, il fallait oser. Et le pari a tenu toutes ses promesses.
Cette course n?avait pas de réel enjeu. C?était plutôt l?occasion pour certains de jauger leur état de forme, d?autres ont voulu faire le deuil d?une expérience difficile sur la route ou encore de retrouver les délices d?une configuration que seule une compétition offre. Bref, le 10 kilomètres de Riambel tombait à pic.
L?épreuve s?est déroulée sous un temps couvert et la pluie s?est abattue dans les derniers kilomètres. La victoire en masculin a souri au marathonien Jean-Luc Vilbrim (34:37), qui n?a pas eu à forcer son talent. Tandis que Natacha Monique (39:36) ? qui s?offrait une petite virée sur une distance supérieure, elle qui est plus habituée à courir sur 800m, 1 500m voire 5 000m ?, a décroché la palme en féminin.
« C?était un test, histoire de savoir où j?en suis dans ma préparation. Je suis satisfait de ma course, c?était tranquille et j?y ai pris du plaisir, faisant la course à mon rythme sans pousser. La victoire n?était pas un objectif en soi, mais je suis quand même content de la décrocher », lâche Jean-Luc Vilbrim qui a pourtant souffert du genou en début de course.
Histoire de se rassurer
« Ce n?est pas une douleur chronique, elle est apparue comme ça. Elle m?a un peu gêné dans les premiers kilomètres, puis a disparu tout aussi mystérieusement. Mais, je n?ai pas voulu augmenter la cadence, craignant qu?elle ne se réveille », précise le marathonien.
Des pépins physiques, Natacha Monique en a aussi connu dans cette course. Mais contrairement à Jean-Luc Vilbrim, c?est en fin de course que la spécialiste de la piste a souffert de crampes au mollet. « J?ai dû couper net mon effort dans le dernier kilomètre, car j?ai eu des crampes aux mollets. J?ai simplement soutenu un rythme me permettant de terminer la course. Mais, je reste satisfait de ma performance, même si je pense que j?aurais pu faire mieux. L?essentiel était, pour moi, de retrouver la compétition après pratiquement trois mois, ce qui coïncide avec la fin de la saison de piste », raconte Natacha Monique.
« Comme je n?avais pas de préparation spécifique pour cette échéance, je pensais que cela allait être plus dur, mais je n?ai pas senti la distance. Que du positif en attendant le début de la saison de cross », poursuit-elle
Tout comme Natacha Monique, Christophe Maréna n?a pas couru depuis juillet. Sa dernière course, c?était un 30 kilomètres, à Tamarin, le 25 juillet, où il avait vécu un véritable enfer. Cette atroce souffrance de la course sur route, il n?avait pas réussi à la maîtriser, il a subi ces 30 kilomètres. Ce qui lui a laissé un goût amer. Oublier cette traumatisante aventure de Tamarin était sa motivation première pour cette course de samedi où il a terminé à la deuxième place.
« Je suis content. J?ai tenu à être là pour oublier ces mauvaises sensations de Tamarin. Heureusement, cette fois, j?ai pris du plaisir et j?ai apprivoisé cette peur de la course sur route. C?était d?ailleurs l?objectif recherché », confie Christophe Maréna.
Un Fun Race de trois kilomètres était également au programme samedi. Et ce sont Jean-Hugues Lily, Dimitry Seechurn et Rachel Michel qui ont rallié l?arrivée en tête.
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