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Mary Anne Philips,une dame de fer au commerce
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Mary Anne Philips,une dame de fer au commerce
Caractéristique ? « Ne pas avoir froid aux yeux ! » Mary Anne Philips ne mâche pas ses mots, certes. C?est simple, elle est de ceux qui voient les choses comme elles sont et n?hésite pas à dire ce qu?elle pense. « Il faut travailler, faire des efforts et constamment se remettre en question. Le monde du commerce est en pleine mutation. Nous devons répondre aux besoins nouveaux et faire les réajustements qui s?imposent si nous voulons relever les défis qui se posent à nous en tant qu?association. ».
Alliage de force et de détermination ! La dame à la tête de l?AMCHAM s?est engagée dans la voie du commerce afin de booster le développement de son association. Ce qui frappe, c?est son assurance, sa conviction dans ses objectifs.
Drapée dans un tailleur noir souligné par de fines rayures blanches, un cache-c?ur blanc enjolivé par un collier de perles, Mary Anne Philips, avoué, nous accueille dans son bureau. « Les choses ont évolué. En 2001, l?association a été créée suite au vote du Sénat américain de l?African Growth and Opportunities Act (AGOA). C?était au départ un forum pour faire entendre la voix des producteurs textiles et pour mieux défendre leur intérêt. Aujourd?hui, d?autres défis sont à relever et l?AMCHAM se rend compte qu?avec son réseau de 105 AMCHAMS présentes dans 91 pays, il dispose du plus grand réseau d?affaires au monde et qu?il se devait de l?exploiter. »
« Nous avons un potentiel énorme ! »</B>
L?exploiter : Mary Anne Philips compte bien le faire. « Nous avons un potentiel énorme ! », indique-t-elle. Et le 1er août, elle a ajouté une autre pierre à l?édifice. L?AMCHAM a organisé le premier événement de sa présidence à l?auditorium Octave Wiehé. « L?AMCHAM veut devenir une plate-forme permettant à ses membres d?être en relation étroite et constante avec leurs contreparties dans d?autres juridictions afin qu?ils puissent bénéficier des opportunités d?affaires, d?avoir accès aux technologies nouvelles, à la formation et à l?information. Par exemple, dans le contexte de Maurice Ile durable, il existe des possibilités de joint-ventures qui ne demandent qu?à être exploitées », explique Mary Anne Philips.
Planification et formation des ressources humaines sont de rigueur selon elle. « C?est contradictoire ce que je vais dire, mais nous ne prenons pas assez de recul par rapport à l?avenir. Prenez un pays comme Singapour. Il planifie pour les trente années qui viennent. Et Maurice dans tout ça ? D?accord, nous sommes un pays qui se développe, mais le temps des premiers pas est passé ! » Pour cette Mauricienne authentique qui croit dans le potentiel de son pays, il faut éduquer et planifier.
« Mais les choses ne se font pas par hasard, ajoute-t-elle. Il faut de la rigueur tant dans la planification, la formation, l?exploitation des ressources humaines et énergétiques. Mais surtout un changement de mindset, l?émergence et la ?sublimation? du concept citoyen. »
Comment ? Mary Anne Philips évoque la possibilité de tendre vers un consensus en impliquant les politiciens - de tous bords, les stakeholders, les forces vives, pour l?élaboration d?un plan de développement qui couvrirait les grands axes de l?éducation, la santé, la lutte contre la pauvreté, la protection de l?environnement, le développement des énergies durables, avec des échéances précises. « Une fois adopté, il ne serait modifiable que dans des conditions très strictes comme par une majorité parlementaire qualifiée. Certes, cela demanderait le sacrifice des volontés individuelles pour le bien-être du plus grand nombre. Cela peut sembler utopique, mais il suffit parfois de vouloir... », souligne-t-elle.
<B>« Pouvoir changer le monde »</B>
Par ailleurs, Mary Anne Philips a aussi une autre passion : le droit ! Ce n?est pas par hasard qu?elle entame ses études de droit, car à l?époque elle vouait un grand intérêt à la chose politique pensant alors « pouvoir changer le monde ». Elle se rend aujourd?hui compte qu?il existe mille et une façons d?y parvenir. Elle a mis sur pied l?Etude Philips en 1998 et touche à tous les domaines du droit avec cependant une prédilection pour le droit des affaires, et de la propriété intellectuelle.
Mary Anne Philips siège aussi sur d?autres conseils d?administration, notamment celui de la Financial Services Commission. C?est une touche à tout ! « Tout m?intéresse. De la métaphysique en passant par les grands courants de la pensée philosophique. » Elle a un faible pour les ouvrages de Paulo Coelho, de Deepak Chopra et de Robin Sharma, les traditions celtes, la musique contemporaine, mais aussi la musique, l?art médiéval et baroque.
De plus, Mary Anne Philips a la tête pleine de projets. Sacré fibre du commerce ! Elle entend bien ?uvrer pour porter haut le drapeau de l?AMCHAM. Pour ce faire, une meilleure structuration des relations et des lignes de coopération avec l?ambassade américaine par la signature d?un Memorandum of Understanding, continuer les Business lunches, mettre l?emphase sur l?interaction entre les membres de l?association sans pour autant faire abstraction des responsabilités sociales de l?organisation avec bientôt le lancement du Corporate Social Responsibility Project sous forme de fondation pour une plus grande intégration sociale des enfants des régions ZEP à travers divers projets éducatifs et cultu-rels ! Mary Anne Philips a pensé à tout ! Pas une drôle de dame, mais une qui a le savoir-faire et qui sait le mettre en valeur?
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